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    Revenus aléatoires, statut flou… Derrière les stars, la précarité des youtubeurs

    À première vue, le métier de youtubeur parait simple : allumer sa caméra, jouer aux jeux vidéo, se maquiller ou raconter des blagues, placer quelques pubs et devenir millionnaire. Pourtant, tout n’est pas si rose…

    Une page de publicité. Mark Fischbach a 28 ans, il est youtubeur et est considéré par le prestigieux magazine Forbes comme un «  trentenaire qui change le monde ». Plus connu sous le pseudo de « Markiplier », sa chaîne comptabilise en effet près de 18,7 millions d’abonnés, que Mark divertit avec des sessions de « Let’s play » (où il joue à un jeu vidéo en commentant ses actions), des « Reactions videos » sur ce qu’il pense de l’actu, et divers contenus amusants ou divertissants.

    Le tout pour des gains estimés à 6 millions de dollars sur l’année 2016. Rentable non ? Mais derrière le cas onirique de Markiplier se cache une foule de youtubeurs bloqués dans le creux de la vague.

    Miroir noir. Parmi ceux qui rament, Manuela, coquette youtubeuse de 22 ans spécialisée dans les vidéos de maquillage. Dans sa vidéo « Un an en travaillant comme youtubeuse : Ma descente aux enfers », elle dépeint son quotidien pas si sexy. Elle évoque notamment la précarité du métier — avec le fameux effet yo-yo propre au statut de freelance, jonglant entre des mois lucratifs et des mois à perte. Derrière le côté idéal de la profession se cache également un certain exil social, en témoigne le cas de Manuela, qui explique s’être éloignée de ses véritables amis dans le but d’en gagner des virtuels.

    Surtout, une fois la caméra coupée, le combat est de longue haleine contre les nombreuses mises à jours des algorithmes de la plateforme, qui peuvent, si bien exploités, mener à la gloire comme à la ruine, surtout si on ne touche pas une bille en informatique. Car ne l’oublions pas, être youtubeur consiste avant tout à « se faire voir ». Qui dit public, dit vues. Qui dit vues, dit intérêt des marques. Et pas loin derrière, des revenus.

    Nerf de la guerre, la rémunération reste très floue. Les youtubeurs qui en parlent annoncent toucher un dollar toutes les mille vues, mais ce montant varie en fonction des placements de marques ou non…

    Forever young. Devenir youtubeur présente d’importantes similarités avec le métier de footballeur. De même qu’un footballeur prend sa retraite une fois sa trentaine bien entamée, le vidéaste, lui, voit son déclin apparaître dès qu’il commence à devenir « trop vieux » pour rester pertinent auprès d’une audience qui a pris l’habitude de se divertir en regardant un personnage jeune, à l’éternelle bonne humeur et à la vie trépidante. Youtubeur, un métier de rêve ? Mmmm…

    L’employé du moins. Enfin, l’avenir de la profession est largement incertain, tant le web (et ses algorithmes) est en perpétuelle évolution. D’un côté, l’usage des bloqueurs de publicité a augmenté de 30% en 2016, réduisant considérablement les gains des vidéastes qui comptent sur les placements de produits pour leur monétisation. De l’autre, 37,5 millions de Français vont sur YouTube chaque mois, ce qui représente près de 81% de la population connectée. Reste à voir laquelle de ces statistiques va le plus augmenter.

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