Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    L'INNOVATION S'EXPLORE AVEC

    Edité par

    L'INNOVATION S'EXPLORE AVEC

    Edité par

    Voilà 40 ans, elle devenait la première femme à faire le tour du monde en moto

    Cinq ans après l’adoption par les Nations Unies d’une journée internationale des droits des femmes, l’Anglaise Elspeth Beard prenait la route, seule, pour un tour du monde qui durera trois ans. Le symbole d’un monde qui bouge, au propre comme au figuré.

    Sur la route. Il y a des histoires, des parcours, plus inspirants que d’autres. En regardant dans le rétroviseur, et à l’heure de #MeToo, celui de cette Anglaise plus que téméraire se distingue facilement tant Elspeth Beard est devenue une icône de la route. Et au-delà de ça, de l’émancipation des femmes.

    Tout commence en 1982. Elspeth Beard est alors âgée de 23 ans et termine ses études d’architecture. À priori, c’est un destin tout tracé avec, à la clef, un CDI et un salaire à plusieurs zéros. Sur un coup de tête (ou de casque), elle décide néanmoins de sortir de cette voie, plaque tout et monte sur sa BMW R 60/6 pour, sans rien demander à personne, un tour du monde. Ce sera l’une des premières femmes au monde, et en tout cas la première en Angleterre, à se lancer dans une telle folie.

    Un voyage de 56 000 kilomètres. À une époque où internet, GPS et autres repères de navigation n’existent pas encore, Elspeth Beard commence par amasser des économies en bossant dans un pub de Londres. Une fois l’argent réuni, destination New York pour le début d’un périple qui, elle ne le sait pas encore, va durer presque trois ans, semé de pas mal d’embûches.

    « Ce genre de choses ne vous arrive pas si vous dormez dans un hôtel que vous avez réservé au téléphone.« 

    De New York, elle relie les points de la carte et traverse le Canada, la Californie, le Mexique avant de recommencer de l’autre côté de la planète via l’Australie, Singapour, la Thaïlande et des régions inhospitalières pour une femme seule comme le Pakistan ou la Turquie. En route, Elspeth Beard devra affronter plusieurs problèmes comme les pannes (évidemment), les accidents (elle en connaitra deux), les avances sexuelles un peu trop pressantes ou encore des gangs de bikers et autres flics convaincus qu’elle est une passeuse de drogue. À chaque fois, une bonne étoile protègera cette aventurière qui rentrera, in fine, saine et sauve. Et plus que ça : enrichie d’une expérience incomparable.

    J’irai dormir chez vous. Philosophe, Elspeth Beard a conservé une seule devise de son périple : l’amour de l’inconnu. « J’avais l’habitude de passer de bons moments où je m’arrêtais pour demander de l’aide aux habitants, ils me proposaient une tasse de thé et je finissais par rester la nuit, expliquera-t-elle plus tard. Ce genre de choses ne vous arrive pas si vous dormez dans un hôtel que vous avez réservé au téléphone. » De ce voyage, elle a consigné des souvenirs publiés en 2017 dans un livre. Cette architecte désormais reconnue est encore aujourd’hui, à 59 ans, un modèle pour toutes celles qui hésiteraient encore à prendre la route sans l’aide de personne. Après tout, il a été prouvé que la moto aidait à lutter contre la dépression… Et le sexisme, aussi ?

    (C) DAVID BURTON

    Vous aimerez aussi

    Portraits

    Les bons plans de Détours

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.