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    Ce village d’orphelins produit 10% de l’énergie solaire du Rwanda

    En découvrant le nombre effarant d’orphelins au Rwanda, un couple israélien s’est mis en tête de les aider en leur donnant un toit, mais aussi des moyens pour apprendre à bâtir un monde plus écologique.

    11 millions d’habitants, 1 million d’orphelins. Le génocide rwandais des années 1990 n’a pas laissé des traces que dans la mémoire collective. En 2005, Anne Heyman et Seth Merrin réalisent cet aspect de la crise humanitaire rwandaise : plus d’un million d’enfants vivent sans parents. Pour ce couple installé à New York, cette réalité leur rappelle violemment ce qu’avaient vécu des millions de juifs au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Sur le modèle de ce qui avait alors été fait en Israël, Anne et Seth lâchent tout pour bâtir un village d’accueil, en concentrant leur action sur les adolescents.

    En octobre 2007, après avoir levé près de douze millions de dollars auprès de philanthropes, Anne et Seth posent la première pierre de ce qui allait devenir le Agahozo Shalom Youth Village (dit ASYV). « Agahozo » veut dire « l’endroit où les larmes sont sèches » en kinyarwanda, et « shalom » signifie « paix » en hébreu. Anne Heyman est malheureusement décédée en 2014, à l’âge de 52 ans ; toutefois, ce village qu’elle a bâti dépasse sans doute toutes ses espérances d’il y a 10 ans.

    Plus de 500 adolescents venus des trente provinces rwandaises ont trouvé ici une maison, une famille et un métier.

    Apprendre l’autonomie. À Agahozo Shalom Youth Village, il est ainsi avant tout question d’empowerment. Les adolescents d’aujourd’hui seront la force et l’esprit de la nation de demain. Et le défi est de taille : dans un monde menacé à la fois par un cataclysme climatique et un défi agricole, encore fallait-il permettre à deux peuples d’apprendre à revivre ensemble. Disons-le, ASYV fait un travail extraordinaire.

    Family business. En plus de donner un cadre familial, une aide médicale, des conseils de santé et d’hygiène, le lieu joue les universités alternatives. Chacun peut acquérir un savoir unique, que ce soit une formation agricole à la ferme du village — qui fournit plus de 30% des aliments consommés sur place — ou en se rôdant à devenir makers ou ingénieurs, auprès de l’usine solaire implantée sur le site.

    Les makers apprennent à bonne école : la ferme solaire d’ASYV fournit près de 10% de l’énergie de tout le Rwanda et constitue le premier projet sub-saharien de cette ampleur à être parvenu à terme.

    Plus que quiconque, ce village offre à ces orphelins une opportunité unique pour réinventer leur pays et se former. Surtout, comme ils le disent eux-mêmes : « Beaucoup de gens nous appellent “orphelins”, mais en réalité, nous ne le sommes plus car nous avons une maison. » Aujourd’hui, une nouvelle tradition se perpétue. Les petits frères d’hier deviennent les grands d’aujourd’hui. Ensemble, sous les mêmes toits, avec la même énergie solaire, ils deviennent le phare des nouvelles générations.

    Pour suivre l’évolution du village : asyv.org

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