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    Qui veut une maison plus chaleureuse avec un toit végétal ?

    Excellents isolants et assainisseurs d’air, on les voit germer sur nos bâtiments publics. En Allemagne, près de 10% des toits sont déjà végétalisés et Paris envisage de couvrir 100 hectares d’ici 2020. N’attendez pas le printemps pour vous y mettre.

    Isoler et purifier. Au-delà de l’aspect esthétique, les « green roofs » comme on les désigne en anglais cumulent pas mal d’avantages. Chez vous, ils peuvent réduire les dépenses énergétiques car ils isolent particulièrement bien. Second aspect intéressant, en choisissant les bonnes plantes, ils peuvent aussi contribuer à mieux filtrer l’air.

    À un niveau global, ils contribuent à réduire la chaleur des îlots urbains, absorbent une partie des eaux usées qui finiraient habituellement dans l’océan via les égouts, améliorent la qualité de l’air ambiant et ils contribuent à favoriser les habitats naturels et donc le retour d’une certaine faune. Voilà qui mérite qu’on lève le nez et qu’on envisage les travaux.

    Relever les manches. Béton, métal, bois… On peut végétaliser n’importe quelle surface. Si vous vous décidez à franchir le pas, vous allez devoir prendre tout un tas de décisions assez déterminantes : envisagez-vous de marcher dessus ou non ? Quels types de plantes allez-vous faire pousser ? Tout cela va déterminer les matériaux et la façon de faire. Car contrairement aux idées reçues, il n’est pas question d’y répartir des tonnes de terre.

    Un toit vert est composé d’une membrane d’étanchéité anti-racines et résistante aux micro-organismes. Sur celle-ci, il va falloir installer un matelas drainant, puis une couche de filtration composée de granulats expansés, de cailloux ou de graviers. Enfin, et c’est là que va se produire toute la magie, il va falloir choisir un substrat de culture (entre 6 et 15 centimètres) constitué de matières minérales, qui va accueillir la végétation. Si vous visez vraiment haut – ambiance jungle, avec des arbres et tout – il va d’abord falloir avoir une structure sacrément solide et opter pour des substrats dépassant les 35 centimètres d’épaisseurs et en mesure de retenir beaucoup d’eau.

    Entre 25 et 100 euros par mètre carré. Disons que selon le choix des matériaux d’étanchéité, de drainage, d’épaisseur du substrat et de type de végétation, il vous en coûtera entre 25 et 100 euros de mètre carré végétalisé. Même si vous décidez de tout faire tout seul, il est tout de même recommandé de se référer à un ingénieur spécialisé avant de vous lancer dans les travaux. Celui-ci sera en mesure de vous dire ce que votre toit est capable de supporter et de vous orienter le cas échéant sur les matériaux à privilégier.

    Ne pas se prendre un râteau. Si vous souhaitez vous lancer pour de bon, il existe quelques ouvrages sur la question écrit ou traduit en français. On vous recommande notamment Une maison végétalisée de Marie-Pierre Dubois Petroff ou Toits et murs végétaux de Nigel Dunnett et Noël Kingsbury.

    Pour poser vos questions, trouver des professionnels et suivre des séminaires, vous pouvez aussi vous tourner vers l’Association française des toitures et façades végétales : adivet.net

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