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    Bon vent : ce ferry propre carbure au vent marin

    Le Viking Grace a pris la mer en avril et ses concepteurs estiment qu’il va réduire les émissions de CO2 de 900 tonnes par an. Les glaciers lui disent merci.

    Plein gaz. On imagine facilement la consommation énergétique qu’un véhicule qui transporte des milliers de personnes peut avoir, et la pollution qui en découle. Il semblerait que deux pays baltiques aient décidé de nous détromper. Un ferry de la compagnie Viking Line a ainsi pour objectif de laisser la mer la plus propre possible après son passage.

    Mis à l’eau en 2013, ce paquebot de 218 mètres de long et de 880 cabines avait déjà été remarqué par sa motorisation hybride entre gas-oil et gaz naturel liquéfié. Une rareté pour un navire de ce gabarit. Le design de la coque était également optimisé pour améliorer la circulation de l’eau autour de lui et réduire le bruit et sa consommation. Pour repousser encore plus loin l’effort, le Viking Grace s’est offert cette année une nouvelle innovation à base de rotors éoliens.

    Mi-éolienne mi-rame. Le système « Rotor Sail », inventé par la société Norsepower, remet à jour une technologie maritime du début du siècle de propulsion éolienne. Pas de turbine ici, mais un gros cylindre rappelant une cheminée, sauf que celle-ci ne fumera jamais.

    Le vent passe dans ce tube de 24 m de haut et 4 m de diamètre, entraînant une voile pleine à l’intérieur. Physiquement connue comme « l’effet de Magnus », cette rotation crée une portance et une poussée de plus pour le navire.

    Les marins n’ont même pas à actionner le système, les capteurs du Rotor Sail s’enclenchent seuls et détectent quand le vent est suffisant pour que sa propulsion permette d’économiser du carburant.

    Moins d’énergies fossiles gaspillées. Ce système équipe déjà quelques transporteurs dans les mers du nord et le Viking Grace a quant à lui commencé à naviguer entre la Finlande et la Suède depuis mi-avril. La compagnie y voit un double avantage : réduire sa consommation énergétique (près de 300 tonnes de gaz naturel épargnées) et profiter de cet appoint de propulsion propre pour émettre moins de CO2 à chaque trajet. Les calculs de Norsepower envisagent 900 tonnes de CO2 par an en moins dès l’année prochaine avec ce seul bateau. Aussi doué en maths qu’en écologie, Viking Line fait déjà équiper un second ferry qui sera mis en mer à l’horizon 2020.

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