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Vélo, trottinette, bus ou métro : quel transport est le plus propre ?
Hilaire Picault |  20/03/2022 20:37
Vélo, trottinette, bus ou métro : quel transport est le plus propre ?

Entre leur pot d’échappement et ce qui sort des cheminées de l’usine qui les a fabriqué, tous les véhicules ne se valent pas face à l’environnement. Alors que choisir ? Si vous hésitez entre deux-roues et transports en commun, on peut vous le dire : le métro a une longueur d’avance et les trottinettes sont un peu loin derrière.

Se bouger pour la planète. Dans une enquête de 2019, 1 Français sur 2 avouait avoir changé de mode de déplacement afin de moins polluer. Mais pour y arriver, il ne suffit pas d’opter pour un véhicule qui rejette moins de CO2 dans l’air ; il faut regarder tout son cycle de vie et ce qu’il induit de pollution pour la collectivité. Fabrication, entretien, infrastructure nécessaire, énergie consommées… Tous les transports ne se valent pas et le plus écolo n’est pas celui qu’on croit.

Première erreur : considérer toute mobilité électrique comme égale. Une voiture électrique avec son conducteur comme seul passager ? C’est un mauvais calcul. Deuxième méprise : un engin plus léger, tel une trottinette électrique de 17 kilos, aurait moins d’impact qu’un gros véhicule ? Faux. Ramené au nombre de passagers, un gros scooter pollue plus qu’un bus.

Dernière illusion : un service partagé limiterait les coûts en les globalisant. Ce serait vrai si les flottes n’avaient aucun entretien… Alors que choisir ? Calculez tout cela est difficile mais pas impossible. And the winner is…

1. Le métro, auquel vous pouvez ajouter le tramway et le RER pour les Franciliens. En gros : tous, les transports ferrés. L’ADEME a calculé leur empreinte carbone et ne les crédite que de 3,3 (tram) à 3,8 (métro) grammes de CO2 par passager et par kilomètre. L’impact le plus lourd se niche évidemment dans les travaux nécessaires en amont : à Toulouse, les 27 kilomètres de la ligne 3 ont dégagé 210 000 tonnes d’équivalent CO2, plus 4000 tonnes par an d’entretien du réseau. Mais en remplaçant les trajets de centaines de voiture, ces trains lui permettent d’en économiser 46 300 tonnes chaque année. Terminus.

Les trottinettes en libre-service émettent 13 000 tonnes de carbone par an, autant que la consommation annuelle de 1600 Français.

2. Les vélos : Un véhicule léger, dont la fabrication pèserait 10 à 15 gCO2/km (mécanique ou électrique) aisément amorti et qui n’a pratiquement pas d’impact carbone ; même les batteries lithium se rechargent sans CO2 grâce au nucléaire. Quant au coût des pistes cyclables, il est mineur, notamment en terme d’entretien comparé aux routes pour automobiles.

Conduire un vélo pèserait une vingtaine de grammes de CO2 par kilomètre. Leur seul défaut apparaît quand les vélos sont exploités par un loueur de flotte ; les deux-roues partagés ont une durée de vie réduite, obligeant plus de manipulation et de remplacement qui font doubler leur empreinte carbone. Devinez qui d’autre à ce défaut… ?

3. La trottinette électrique ? Bonne nouvelle, elles nécessitent peu d’infrastructures et ne rejettent rien. Par contre leur gestion pose problème : ramassage, recharge, réparation… Quand Lime annonçait il y a 3 ans avoir substitué avec ses engins 1320 voitures sur les routes et évité la consommation de presque 2650 000 litres de carburant par an, les recherches d’Anne de Bortoli montraient que les flottes de trottinettes avaient en fait ajouté 13 000 tonnes de CO2 chaque année.

La faute à nouveau à leur exploitation et à la faible durée de vie des machines louées (évaluée à 3750 kilomètres seulement), mais aussi au « report modal ». C’est à dire qu’une part des usagers des nouvelles micromobilités ont abandonné un transport encore moins émissif. C’est particulièrement le cas des piétons empruntant aujourd’hui une trottinette ou laissant leur place dans le tramway pour un Velib.

OK vroumer ? Hors du podium et en bas du tableau d’empreinte carbone, on va retrouver pêle-mêle moto, scooter et voiture car celle-ci est trop souvent utilisée par son seul conducteur. A sa décharge, elle est la seule à permettre de faire un trajet longue distance porte à porte quand les transports publics obligent à trouver un substitut pour le dernier kilomètre. Et cela pourrait bien être une trottinette électrique…

Pour arranger tout ça, vous pouvez toujours procéder au covoiturage, qui améliore l’empreinte de chaque trajet, et combiner plusieurs mode de transports (ce qu’on nomme “multimodalité”) comme le font ceux qui montent leur vélo dans le TER.

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