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    USA : elle fait un doigt aux policiers, la justice lui donne raison

    Une info revigorante qui devrait faire plaisir aux gilets jaunes.

    Un doigt contre un PV. Le fait divers a de quoi faire rire, mais il est pourtant révélateur des différences de législation selon qu’on vit sur tel ou tel continent. Sans surprise, l’histoire nous vient cette fois des États-Unis.

    Pour tout comprendre, il faut remonter à juin 2017. Interpellée dans le Michigan suite à un excès de vitesse, la dénommée Debra Cruise-Gulyas écope au final d’une amende moins importante que prévu de la part de l’officier de police, de bonne humeur. Affaire classée ? Pas vraiment. La conductrice, bien remontée, reprend la route et sort son plus beau doigt d’honneur afin de manifester son mécontentement. Cette fois, Debra Cruise-Gulyas reçoit une prune bien salée et à priori justifiée. Sauf que celle-ci décide de… porter plainte.

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    (DR) Photo non contractuelle

    Un droit constitutionnel à être agressif. Persuadée qu’elle était dans son bon droit, la « fautive » saisit la cour de justice qui, si l’on s’en tient à ce récent article, estime que le premier amendement américain l’autorise à sortir son doigt au nom de la fameuse liberté d’expression. Le juge, quant à lui, a déclaré : « Des gestes d’impolitesse ou un manque de gratitude peuvent enfreindre les règles de bienséance [« the golden rule » en anglais dans le texte, ndlr], mais cela ne les rend pas illégaux, ni punissables. »

    En France, pas la même clémence. Inutile pour autant de sortir votre majeur au premier rouge, la loi française ne l’entend pas de la même oreille quand il est question d’incivilités. On se souvient du retraité qui, en 2018, avait été arrêté pour avoir fait un doigt d’honneur au président Macron et qui encourrait 6 mois de prison et 7500 € d’amende. C’est l’article 433-5 du Code pénal qui le dit : « Constituent un outrage puni de 7500 euros d’amende les paroles, gestes ou menaces, les écrits ou images de toute nature non rendus publics ou l’envoi d’objets quelconques adressés à une personne chargée d’une mission de service public. […] Lorsqu’il est adressé à une personne dépositaire de l’autorité publique, l’outrage est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

    Deux salles, deux ambiances, en somme. Ce qui explique certainement la différence de jugement entre le cas Debra Cruise-Gulyas et celui des gilets jaunes exprimant leur mécontentement sur tous les ronds points. Du droit au doigt, la frontière est, il est vrai, bien mince.

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