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    Uber s’allie avec la NASA pour créer le premier taxi volant

    Depuis deux ans, la bataille pour mettre au point la première voiture volante fait rage. Loin des constructeurs, Uber a trouvé un allié de poids pour remporter la course du premier service de taxi volant : l’agence spatiale. Décollage réussi ?

    Une appli pour s’envoler. Le projet d’Uber pour un avenir uniquement fait de voitures (et de bateaux) autonomes est bien connu. C’est même pour ce projet que le leader mondial de VTC avait débauché Levandowski, inventeur de la Google Car. Mais, mercredi 8 novembre, Jeff Holden, PDG d’Uber a présenté une toute nouvelle vision qui donne – c’est peu de le dire – le vertige.

    Un monde où l’on grimperait en haut d’immeubles, dont les toits seraient transformés en héliport, pour monter dans un taxi volant réservé quelques minutes avant sur l’appli consacrée. Ce n’est pas un rêve mais toute une stratégie que voilà dévoilée. Dites bonjour au projet « Elevate ».

    Gain de temps. L’intérêt de la démarche d’Uber Air, c’est d’offrir un transport plus rapide en centre-ville (les premiers calculs évoquent des temps de trajet divisés par trois) et une mobilité accélérée  pour les grandes mégapoles du monde. Moins de bouchons et moins d’attente grâce à ce réseau de « vertiports » où viennent se poser et décoller verticalement (pas besoin de piste) les taxis volants. Dans un premier temps, les véhicules auront leur chauffeur attitré, mais personne ne nie qu’à terme les véhicules seront autonomes. Et c’est là que le partenariat qu’Uber signé avec la NASA prend tout son sens.

    Objectifs : des temps de trajet trois fois plus courts et des transports plus respectueux de l’environnement dans les plus grandes villes du monde.

    Allo Houston, on a une solution. L’agence américaine développe depuis trois ans un système de gestion du trafic aérien de basse altitude capable d’encadrer tous ces super-drones. Nommé UTM pour Unmanned aerial system trafic management, il tiendra en effet autant compte des transports de personnes que des livreurs. Une macro-vision du trafic qui donne à l’alliance NASA/Uber une fameuse avance auprès des services de réglementations aériens américain (la FAA) et européen (AESA). À ce stade, vous n’avez pas encore gagné du temps, mais Uber si.

    Propre, vraiment ? Jeff Holden l’assure : en allégeant le trafic dans les villes, Uber Air est bon pour l’environnement. Concession : vous serez incité à partager votre course avec d’autres, pour limiter l’impact environnemental ; mais aussi parce que les véhicules à décollage vertical (dits VTOL) consomment  beaucoup et qu’il faut rentabiliser chaque course avant que le véhicule aille se brancher sur un « Uber Skyport », tel un vieux mobile sur sa station de recharge.

    Et puisqu’on parle d’impact, ces ports comporteront des sas de sécurité et de contrôle, si l’on en croit la vidéo, qu’il va bien falloir construire sur des terrasses, toits et parking pour lesquels les architectes n’avaient pas forcément prévu ce type d’usage. Traitez-les de rabat-joie mais les services urbanismes des villes de demain grincent déjà des dents.

    Rangé des voitures. En tous cas, les compteurs sont réglés sur 2020, date des premiers vols prévus, avec des tests réalisés à Dubaï ainsi qu’à Los Angeles, Dallas et Fort-Worth (le Texas et la Californie étant les États qui comptent le plus de voitures et de bouchons) afin d’être parfaitement en place pour les Jeux Olympiques de 2028 à L.A. Quoi qu’il en soit, Uber prend de la hauteur à tous points de vue et déclare déjà vouloir continuer sa collaboration avec la NASA sur d’autres pistes de mobilité. Surveillons les radars.

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