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    Trois méthodes dingues pour vivre plus longtemps

    Vivre toujours plus longtemps — voire éternellement ! — c’est le Graal de bien des chercheurs et entrepreneurs de la Silicon Valley. Et si les solutions sont tordues, toutes ne sont pas idiotes. Petit focus sur trois d’entre elles qui ont fait battre nos cœurs… un peu plus longtemps.

    Éditer nos gènes avec le photoshop de la génétique. Vous vous souvenez de George Church, ce chercheur qui compte ressusciter un mammouth en croisant leur ADN avec celui d’éléphants ? Eh bien figurez-vous que George est également persuadé que la même méthode permettrait de prolonger la vie des… humains.

    La pierre angulaire de son système repose sur CRISPR, une méthode de laboratoire qui permet de supprimer, de modifier ou d’ajouter des gènes sur une séquence d’ADN, et de concevoir des organismes mutants pratiquement à la chaîne. Ainsi, pour identifier quels gènes pourraient jouer un rôle décisif dans le retardement du vieillissement, Church et son équipe passent au crible les gènes des « super centenaires », ces humains qui ont dépassé les 110 ans. Une fois ces gènes repérés, l’idée serait de rendre leur transmission fiable d’un humain à l’autre et de nous offrir longévité à tous. Ne levez pas les yeux du microscope messieurs, certain attendent ici…

    Ingérer la molécule miracle venue de l’Île de Pâques. La pilule anti-âge est-elle arrivée ? Pas impossible. Un médicament dérivé de la rapamycine, une molécule découverte sur l’Île de Pâques, fait beaucoup parler d’elle : elle fait des miracles sur les mouches, vers et autres souris qui l’ont testée, en renforçant leurs défenses immunitaires.

    En fait, la rapamycine n’est pas complètement inconnue puisqu’elle est déjà utilisée par le laboratoire Pfizer pour contrer les rejets de greffe et par Novartis dans la lutte contre certains cancers. Mais ce que l’entreprise américaine PureTech Health a entrepris semble être d’une toute autre ambition. En moyenne, les souris soumises à ce traitement ont vécu 25% plus longtemps que les autres. La molécule va maintenant être testée par des chiens, avec en bout de course l’idée de la tester sur vous savez qui. Sinon à quoi bon avoir des chiens centenaires si on ne peut plus jouer avec ?

    Manger les déjections de jeunes poissons. L’exploration des bactéries évoluant dans nos tripes est très à la mode. Plusieurs études ont ainsi établi des liens entre le processus de vieillissement et le microbiome intestinal chez la souris comme chez l’homme : pour résumer, moins les bactéries contenues dans nos intestins sont variées, plus on vieillit. En partant de ce principe, le Dr Valenzano de l’institut Max Planck en Allemagne a transplanté de la matière fécale de poissons jeunes sur des plus vieux.

    Fait étonnant, alors que ces espèces sont connues pour ne pas manger de déjections, ces poissons dans la force de l’âge en ont ingéré suffisamment pour que leurs intestins en soient « colonisés ». Surprise : les petits vieux ont non seulement retrouvé un comportement tonique, mais leur espérance de vie a aussi été rallongée de 37% en moyenne !

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