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    Comment Tinder est en train de mettre fin au racisme

    Les sites de rencontres en ligne sont en train de totalement remodeler notre société. Et dans le bon sens du terme. En tête d’affiche : Tinder, l’application au 10 millions de « matchs » par jour.

    Un mélange de couleurs. En mars 2017, l’INSEE communiquait que 236 300 mariages avaient été célébrés en France en 2015. Fièrement mis en avant, le taux de 27%, qui représente le nombre de mariages ayant impliqué au moins une personne de nationalité française sur cette même année. Si cela peut concerner le mélange des classes, ça comprend également l’union entre deux personnes de nationalités différentes. Et l’entité derrière cette mixité sociale ne serait autre que le phénomène de la rencontre en ligne (« online dating », en anglais, pour plus de style), préconisée par 28% des 18-25 ans en France ainsi que par 19% des 26-30 ans. Ça vous la coup(l)e, hein…

    Tag « interracial ». Le 2 octobre, Josué Ortega et Philipp Hergovich, deux économistes américain et autrichien, confirmaient la bonne influence des sites de rencontre (et plus particulièrement Tinder) sur l’essor des couples interraciaux aux États-Unis. De fait, depuis 1995, date à laquelle les premiers sites ont fait leur apparition, le nombre de mariages mixtes n’a fait qu’augmenter. Selon Ortega et Hergovich, « il est intrigant de remarquer que peu après l’introduction des premiers sites de rencontres en ligne en 1995 comme Match.com [site pionnier, ndlr], le taux de mariage de couples mixtes ait augmenté si rapidement ». Le rapport de cause à effet était donc tout trouvé.

    Chasse aux sorcières. Bien sûr, malgré l’essor de la mixité sociale qui lui est en partie attribué, Tinder ne peut pas contrôler le bien-fondé de la présence de chaque utilisateur. Mais quand elle le fait, elle le fait bien. En mars 2017, Nick Vedovi, jeune homme à la frustration palpable, attaquait une femme d’origine asiatique à coups de messages privés racistes et sexistes après que celle-ci a mis trop de temps à répondre à ses avances.

    La jeune femme a rendu public ces pamphlets de haine, et ni une ni deux, le compte de Vedovi sautait.

    Comme l’expliquait à Buzzfeed Rosette Pambakian, vice-présidente de la communication de Tinder : « Il était important pour nous d’envoyer un message clair : nous ne tolérons pas ce genre de pratiques [racistes] sur notre plateforme. » En juillet 2017, rebelote. Tinder et d’autres sites bannissaient Christopher Cantwell, suprémaciste blanc américain devenu célèbre pour son apparition dans un reportage de Vice News, où il comparait notamment les Afro-Américains à des « animaux stupides ».

    Cliché. Si Tinder affiche en public ses utilisateurs racistes, d’autres applications exposent également les grands stéréotypes de notre société. Dans la ville d’Oklahoma City, par exemple, les préférences raciales de certains groupes sont évidentes. En 2013, Quartz les mettait en avant à travers une infographie réalisée grâce aux données récoltées via « Are You Interested », une application au fonctionnement similaire à celui de Tinder. On peut alors choisir de lire ce graphique de deux façons : la positive, en se basant sur l’évident mélange d’ethnies qu’il affiche ; ou la négative, qui se focalise sur une discrimination tout aussi évidente…

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