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    Au Texas, les bus ont été remplacés par des monospaces

    À Arlington, inutile d’attendre le bus : il ne passera plus. Il a été remplacé par VIA, un service de VTC partagé. Un projet qui pourrait, un jour, débarquer en Europe.

    Fin de service. Depuis le 31 décembre 2017, les abribus de la petite ville texane sont déserts. Comme la ville l’a annoncé en 2018, les habitants vont devoir composer avec VIA pour leurs trajets du quotidien. Les chauffeurs employés par cette application de VTC vont couvrir l’intégralité des 258 km² de la ville. En vertu de l’accord passé entre la mairie et la startup, les citoyens peuvent dégainer leur smartphone à tout moment pour réserver l’une des dix fourgonnettes qui fourmillent en permanence dans les rues de la cité.

    Pas plus cher qu’un bus. Le tarif ? Trois dollars par trajet (peu importe la distance) et dix dollars pour un pass hebdomadaire (soit huit euros). Quant au motif, il est simple : Jeff Williams, le maire d’Arlington, considère bus et tramways comme des moyens de transports dépassés. « Je pense qu’avec VIA, très peu de tramways vont être construits, car c’est une solution beaucoup moins onéreuse, assure-t-il. La ville contribuera au paiement d’environ un tiers du coût du projet, d’un montant de 322 500 dollars. »

    Trois dollars par trajet et dix dollars pour une semaine de transport.

    De fait, aux États-Unis, voir des investisseurs privés s’immiscer dans le milieu des transports publics n’est pas nouveau. La ville de Summit, dans le New Jersey, paie des subventions à Uber pour que les voyageurs qui commandent depuis la gare locale bénéficient d’une réduction. Altamonte Springs, en Floride, a remplacé l’intégralité de sa flotte de bus par des VTC, tout comme Arlington.

    Et l’Europe, dans tout ça ? Pour l’heure, Uber et compagnie jouent la carte du complément ou plutôt de la « béquille », comme l’écrivait le Journal du Net qui a interviewé Alexandre Droulers, le directeur des projets nouvelle mobilité d’Uber. L’idée serait, pour le service de VTC, d’offrir une solution de « dernier kilomètre » afin d’amener à bon port les habitants de zones mal desservies, qui doivent marcher parfois plusieurs dizaines de minutes depuis la gare avant d’arriver chez soi.

    Concrètement, cela donnerait une flotte d’UberPool (transports en commun de la marque de VTC) déployés à la sortie des gares RER et TER, proposant aux voyageurs convergeant vers un même point de les déposer devant chez eux, pour le prix d’un ticket de bus ou un petit peu plus cher. Des discussions seraient en cours avec différents municipalités, afin que la mairie subventionne le projet et en fasse une véritable aide aux travailleurs, qui troqueraient ainsi la partie piétonne de leur routine métro-boulot-dodo par un trajet à bord d’une voiture aux vitres teintées — et bonbons dans la portière.

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