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    Un surfeur basque a inventé une pagaie pour nettoyer la mer

    Mi-pagaie mi-épuisette, elle permet de ramasser les déchets flottants en faisant du stand-up paddle.

    À Biarritz, la ville comptait jusqu’à présent sur ses agents portuaires pour filtrer la mer, épuisettes en main, depuis des bateaux. Mais comme le surfeur Guillaume Barucq l’a constaté : « L’inertie de ces [bateaux] est bien plus importante que celle des stand-up paddles, ce qui complique le ramassage du plastique. » Alors il a eu l’idée de fixer une tête d‘épuisette pour nettoyer les piscines au bout d’une pagaie de SUP.

    Sur sa planche, un tendeur fixe un seau à poisson avec une trappe dans laquelle il glisse les macro-plastiques qu’il repêche. Soudain, chaque ride prend une dimension écologique.

    Nettoyer plutôt que pêcher des crabes. Enthousiasmés par l’efficacité et la simplicité de cette solution sans véhicule donc sans consommation ni émission, d’autres riders l’ont imité : « Depuis que j’ai lancé cette idée, raconte-t-il à L’Équipe, je vois des personnes se réapproprier l’épuisette pour ramasser des micro-plastiques. Sans forcément se mettre à l’eau en paddle. Le simple fait d’utiliser l’épuisette comme outil de nettoyage des océans plutôt qu’aller à la pêche au crabe est une bonne chose pour l’environnement. »

    1 sortie, 1 déchet. Au moment où se démocratise le jogging responsable (le « plogging » dont on vous parlait ici), voici donc venir sa version maritime. L’idée est évidente : à chaque sortie en paddle, on ramène un déchet enlevé à l’océan afin qu’il retrouve son chemin vers une filière de recyclage. Guillaume Barucq a déjà sollicité des fabricants de matériel pour concevoir une pagaie-épuisette définitive qui permettrait de lancer une tendance selon lui.

    Très impliqué, il est également adjoint à l’environnement à la mairie de Biarritz, qui soutient son nettoyage. Il s’est également associé à WaterTrek pour organiser des sorties ramassage : « Si on s’y met à plusieurs, on pourrait être efficace notamment sur certaines petites pollutions. Je pense notamment aux zones rocheuses, ou encore aux lacs où l’on n’ose pas forcément mettre son bateau.» Finies les pailles asphyxiant les poissons et fini aussi le cliché du surfeur poseur façon Brice de Nice. Les riders passent à l’action.

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