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    L'INNOVATION S'EXPLORE AVEC

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    Des Suisses inventent la voiture light, moins gourmande en essence

    Des chercheurs ont découvert un alliage de métal qui pourrait alléger nos voitures. Conséquence : la consommation d’essence baisserait drastiquement.

    Relou. En trois décennies, nos voitures ont grossi de 200 kilos environ, pour arriver à un poids moyen de 1600 kg. Pour comparaison, les 4×4 peuvent aller jusqu’à 2 tonnes. Cette masse crée une inertie qui influence la résistance au roulement. La réponse classique consiste à augmenter la puissance des moteurs et avec elle, hélas, les émissions de CO2.

    En automobile comme en aéronautique, les industries tentent de réduire le poids des transports sans altérer la sécurité, et la piste la plus évidente est de remplacer l’acier et l’aluminium des véhicules par des matériaux légers. Une étude du MIT a déjà fait le calcul et par tranche de 100 kg enlevés, la consommation de carburant diminue de 0,3 litre pour 100 km.

    En enlevant 100 kg, une voiture moyenne économiserait 2,10 litres par plein. Et bonne nouvelle, on peut démultiplier ce régime.

    Un avantage concret pour nos finances et pour l’air qu’on respire. Même si l’essence est moins chère aux USA et la conduite différente (plus de longue distance que de ville), l’étude envisage un gain équivalent à 530 euros sur 200 000 km, soit la vie moyenne d’une voiture, toujours pour 100 kg seulement. On peut donc tripler ce chiffre si l’on trouve un moyen de remplacer les pièces en aluminium par un matériau aussi malléable et disponible. C’est là qu’interviennent les chercheurs suisses. « En ajoutant au magnésium une très faible quantité d’atomes de certains matériaux, comme les terres rares, le calcium ou le manganèse, il devient beaucoup plus malléable », explique le Professeur William Curtin de Lausanne.

    Yes swiss can. À l’École polytechnique fédérale de Lausanne, des ingénieurs ont cherché le remplaçant idéal et leur conclusion est : le magnésium. Quatre fois plus léger que l’acier, ce métal abonde sur Terre. Seul défaut, il ne se prête pas bien aux déformations, rompant quand on tente de l’étirer par exemple. Alors les Helvètes ont envisagé des alliages qui ajouteraient cette caractéristique. Profitant du super-ordinateur que possède l’EPFL, ils ont conçu un logiciel de calcul quantique capable d’envisager à l’échelle atomique toutes les combinaisons possibles. En quelques mois, ils ont trouvé et modélisé l’alliage malléable idéal.

    Sans entrer dans le détail, parce qu’on n’est pas dans Big Bang Theory, il reste à tenter une fabrication à partir de leur modèle, puis le soumettre en laboratoire aux nombreux tests qu’exige l’industrie automobile et on pourra lancer la production. Mais les designers et makers qui pensent les véhicules de demain peuvent déjà l’intégrer à leurs projets.

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