Street Generation(s) : 5 bonnes raisons d'aller à Roubaix !
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Street Generation(s) : 5 bonnes raisons d’aller à Roubaix !
Camille Cian |  01.04.2017
Street Generation(s) : 5 bonnes raisons d'aller à Roubaix !

De ce week-end au 18 juin, Roubaix accueille la plus grande rétrospective dédiée au street art dans un ancien édifice industriel reconverti en gigantesque manufacture culturelle. Voilà 5 preuves que cette peinture, c'est de la bombe !

En pleine lumière. En 40 ans, l’art urbain est sorti des couloirs du métro pour se faire une place au crochet des plus prestigieuses galeries. Loin de faire tache au milieu des toiles, la discipline a désormais ses techniques, ses codes et ses artistes légendaires. L’exposition Street Generation(s) à Roubaix retrace l’histoire du dernier grand mouvement artistique du tournant du XXIème siècle. Une première du genre en France.

Les œuvres seront mises en lumière dans un lieu symbolique, La Condition Publique : cette ancienne usine de plus de 10 000 m2 rénovée et dédiée à l’Art. A travers des archives photographiques, des œuvres jamais exposées auparavant, des interventions in situ et hors-les-murs, 50 artistes renommés (Banksy, JR, Space Invader Jonone, Shepard Fairey…) sont à l’honneur. Vous voulez une bonne raison de prendre la route pour Roubaix ? On vous en donne cinq.

L’affiche de Shepard Fairey qui a propulsé la campagne d’Obama : En 2008, l’oeuvre mythique de l’artiste affichant le visage de Barack Obama sous-titré d’un simple “Hope” a fait le tour du monde. Huit ans plus tard, il a créé une déclinaison pour le nouveau président des Etats-Unis et l’a baptisée… “Nope”. Nul doute pourtant que le nouveau pensionnaire de la Maison Blanche aime les murs ; et leur art ?

Street generation(s) : Shepard

L’oiseau de Ludo, écolo-polémique : Un oiseau de 36 mètres de large affiché sur les murs de la Condition Publique a choqué certains habitants de Roubaix. Armé de bombes vertes, le collage de Ludo représente la nature qui se rebelle contre l’homme. Un message engagé qui détonne…

Street generation(s) : Ludo oiseau

Vhils, le graffeur au marteau-piqueur : A la fois graffeur, graveur et sculpteur, l’artiste portugais a révolutionné la discipline. Avec des outils d’ouvrier du bâtiment (burins, pioche, cutters, acides, marteau-piqueur…), Vhils s’est spécialisé dans le grattage : il retire les parties d’un support pour faire apparaître son oeuvre.

Street generation(s) : Vhils

Le street-art abstrait, de Remi Rough : Dès 1984, le londonien Remi Rough casse les codes du graffiti : ses oeuvres sont de véritables tableaux urbains inspirés de l’expressionnisme abstrait. Couleurs franches, lignes tranchées, formes géométriques, il a l’art de sublimer un banal mur de briques.

Street generation(s) : Remi Rough

JonOne, l’artiste qui fait monter les enchères plus haut que les murs : Ses œuvres bariolées se vendent aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers d’euros, mais JonOne reste avant tout un artiste engagé. Il s’est investi aux côtés de la Fondation Abbé Pierre, notamment en réalisant le portrait du prêtre sur les murs d’un square parisien.

Street generation(s) : JonOne

Street Generation(s),
du 31 mars au 18 juin 2017 à La Condition Publique de Roubaix
www.laconditionpublique.com

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