Sous la pression d'Anne Hidalgo, Lime s’engage à repêcher ses trottinettes dans la Seine
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Sous la pression d’Anne Hidalgo, Lime s’engage à repêcher ses trottinettes dans la Seine
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LA REDACTION |  15/10/2019 12:27
Sous la pression d'Anne Hidalgo, Lime s’engage à repêcher ses trottinettes dans la Seine

Chaque mois, la patrouille fluviale aura deux missions : dépolluer le fleuve parisien et permettre à Lime de rester en bons termes avec la mairie.

Brigade fluviale. Avec plus de 6000 trottinettes électriques et 10 millions d’utilisateurs depuis 2018, Lime est l’opérateur n°1 en France et le plus ancien à Paris. Pas de chance, son déploiement massif attire aussi la négligence et la méchanceté des usagers qui ne se gênent plus pour maltraiter ces engins à emporter, les voler et même les jeter dans la Seine. Au printemps, une association avait sorti 58 trottinettes, 11 vélos et même des scooters du fleuve près du pont d’Austerlitz. De quoi faire grincer des dents les service de la ville de Paris.

Aujourd’hui c’est l’association With Guppy qui nettoie bénévolement les berges parisiennes.

Citron (toujours plus) vert. Pour redorer son blason, Lime France a officiellement annoncé la création d’une « patrouille fluviale » qui remontera les quais deux fois par mois. Des Tuileries à Sully Morland, la brigade inspectera les deux rives pour écarter les trottinettes garées trop près des eaux et descendra à la pêche aux engins échoués. Au passage, l’entreprise au logo citron vert promet de ramasser d’autres encombrants qui pollueraient le lit de la Seine et de « sensibiliser les utilisateurs à un usage responsable ». Si même pour un citron, ce discours vous semble trop “vert”, c’est parce que Lime cherche à faire oublier ses anciens contentieux avec la ville de Paris.

Être durable pour durer l’an prochain. L’opérateur a en effet mis des mois à venir récupérer ses machines enlevées par les services municipaux pour stationnement gênant, là où ses concurrents ne mettent qu’une quinzaine de jours à régulariser leur situation.

Lime a ainsi dû payer 295 000 euros pour rapatrier quelque 200 trottinettes abandonnées à la fourrière.

Surtout, Anne Hidalgo a fait savoir que la mairie lancerait en janvier prochain un appel d’offre pour ne conserver que deux ou trois opérateurs de trottinettes partagées sur toute la ville. Vert dehors, acide à l’intérieur, le leader de la micro-mobilité électrique promet en tous cas ses meilleures intentions par la voix d’Arthur-Louis Jacquier, son directeur parisien : « Nous souhaitons apporter à la ville pour la rendre prospère et harmonieuse. » Qui s’en plaindra tant que le service s’engage sur un résultat : « L’ensemble des usagers finiront par adopter les bons comportements. »

Crédit photo de une : AFP

Lime Mobilité partagée Paris Trottinette électrique

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