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    25 ans : le SMS est mort, longue vie au SMS

    En un quart de siècle, il a sonné le glas des appels vocaux, donné naissance aux emoji, à Twitter et à Messenger. Rien que ça. Largement suffisant pour parler de révolution de notre communication. Et ce n’est pas fini.

    Tt va b1 ? Dur à croire aujourd’hui, mais le premier Short Message Service (SMS) envoyé le 3 décembre 1992 sur le réseau GSM de Vodafone au Royaume-Uni a tout changé. Nul n’imaginait alors qu’il y aurait des forfaits « spécial-SMS » (lancés en 2004) et qu’il inciterait autant à bafouer l’orthographe (pour gagner quelques caractères, ce qui pouvait rendre fou). Pourtant, le SMS a bien trouvé sa cible… Plus son usage s’est répandu, plus on a vu apparaître divers phénomènes découlant du texto. Aujourd’hui, ils sont partout.

    Deux points parenthèse. En 2014, 6 milliards d’emoji étaient quotidiennement envoyés. Des nouveaux naissent même chaque jour. Aujourd’hui, globalement considéré comme un langage en devenir, il existe même un traducteur dédié, chargé de déceler l’éventuel second degré caché derrière ces faciès jaunes.

    En 2016, 22 milliards de textos étaient envoyés par jour dans le monde et 200 milliards par an en France.

    D’autres outils digitaux doivent aussi leur existence au texto. Twitter peut être vu comme une plateforme où l’on publie des SMS visibles de tous. Les 140 caractères rappellent la limite d’autrefois, où le texto dépassant les 160 signes était sauvagement taxé. Et bien sûr, WhatsApp (plus d’1 milliard d’utilisateurs dans le monde), Messenger (plus d’1,2 milliards) et WeChat, alter ego chinois de ces deux services de messagerie qui comptabilise plus de 846 millions d’utilisateurs actifs — sur 1,37 milliards d’habitants — savent eux aussi qui remercier.

    Papy fait de la résistance. Le succès colossal des services de messagerie s’est fait au détriment du texto. En 2016, l’ARCEP constatait pour la première fois une diminution de l’usage du SMS à hauteur de -4,7% en un an. Et la tendance s’accélère depuis : au deuxième trimestre 2017, la baisse était de -8,6% sur un an. Pourtant, le Short Message Service n’est pas mort.

    WhatsApp et cie ne sont que le prolongement naturel de cette fonctionnalité, juste déplacée en cloud au lieu d’être sur votre seul mobile.

    Et demain ? Plusieurs initiatives innovantes ont tenté de réinventer le texto, comme le MOMA de San Francisco, qui envoie une œuvre d’art en échange d’un message. La ville de Rouen, elle, expérimente l’achat de titres de transport via SMS et aux États-Unis, la pratique du « Text to 911 », qui consiste à avertir les autorités par message, se démocratise tranquillement. Alors, non, ce ne sont pas les quelque 8,6% de baisse d’usage qui vont empêcher le SMS de continuer à vibrer sur vos portables.

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