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    Pourra-t-on un jour faire l’amour dans l’espace ?

    Alors que la faisabilité d’une odyssée vers Mars se précise, les questions pratiques se matérialisent. Parmi celles-ci, peut-être la plus importante de toute : peut-on faire l’amour dans l’espace ? Réponse façon Facebook : c’est compliqué.

    Même les complotistes anti alunissage n’en parlent pas, c’est LA question hush-hush des geeks : des gens ont-il déjà fait l’amour dans l’espace ? Du côté de la NASA, c’est silence radio. Houston ne répond pas. Officiellement, la chose n’est jamais arrivée. Mais c’était sans compter sur la Russie.

    En 1982, les responsables de l’agence spatiale soviétique ont avoué qu’une tentative d’accouplement humain avait eu lieu à bord de Saliout 7, entre la cosmonaute Svetlana Yevgenyevna Savitskaya et un des deux autres occupants de la station, Leonid Popov ou Alexandr Serebrov, sans qu’on ne sût jamais lequel des deux fut l’heureux élu. Ce qui est certain en revanche, c’est que la partie de jambes en l’air n’a pas dû être de tout repos.

    Gravity… FAIL ! Les conditions propres à l’espace compliquent considérablement les choses. Le problème majeur tient à la gravité. Dans ces conditions, la circulation du sang est plus difficile, notamment dans les extrémités du corps. Conséquence, la qualité des érections aurait tendance à s’en ressentir. Pas impossible donc, mais pas évident. Les femmes ne sont pas en reste et le phénomène les concerne aussi, leur niveau d’excitation étant pareillement fonction de la bonne irrigation sanguine de leur appareil génital. Bref, dans un cas comme dans l’autre, c’est complicado.

    Des célibataires, pas sur la même onde. La gravité ne devrait pas être le seul problème. Avez-vous pensé aux radiations cosmiques ? Non, vous avez raison, il ne vaut mieux pas. Les scientifiques sont très inquiets : les protons dans l’espace ont des charges atomiques si fortes qu’ils pourraient entraîner des fausses couches systématiques. Et dans le cas où un enfant parviendrait à naître, la probabilité qu’il soit infertile serait immense, à en croire des expériences menées sur Terre sur des primates soumis à des niveaux de radiations pourtant bien plus faibles. Ce cirque est si incertain que dans l’ouvrage Beyond: Our Future in Space de Chris Impey, le directeur médical de la NASA, Norbert Kraft, suggérait que face aux périls et aux inconnues de la question du sexe dans l’espace, les astronautes devraient sérieusement considérer le célibat.

    Étienne, Étienne, tiens-toi bien. OK, ça s’annonce relou. Mais peut-être qu’au moins une fois ça pourrait être amusant, ne serait-ce que pour tester de nouvelles positions ? Interrogé par Mashable, Paul Root Wolpe, bioéthicien à la NASA, joue plutôt la douche froide : « Les scientifiques qui se sont penchés là-dessus n’en sont pas si sûrs. Une des choses que la gravité permet, c’est de rester ensemble. Or, le sexe en microgravité pourrait bien être plus difficile. Vous allez devoir vous assurez d’être bien accrochés l’un à l’autre pour ne pas vous détacher. Et ça pourrait être bien plus compliqué et pénible que ce que les gens pensent. » Autant faire comme Georges Clooney dans Gravity… Lâcher l’affaire.

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