Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Selon les scientifiques, l’homéopathie ne servirait… absolument à rien

    Alors que la grippe arrive, vous hésitez encore à prendre parti sur les vaccins. Débat has been ! Le Conseil des académies des sciences européennes, lui, vient carrément de condamner officiellement l’homéopathie dans un long rapport. Alors, nuls les granules ?

    Comme 73% des Français, selon IPSOS, vous trouvez probablement sympa ces granules rondouillards et blanc neige qu’on avale précisément par trois sans jamais comprendre pourquoi. Au mieux, vous savez que cela consiste à avaler une molécule qui pourrait à grosses doses vous tuer, mais étant super diluée, tout va bien. Eh bien les scientifiques des Académies des sciences européennes (Easac) ont publié le 29 septembre dernier un rapport définitif sur la question. Mais d’abord, prenez 5ch d’Ignatia Amara pour réduire la montée d’angoisse, parce que selon eux, l’homéopathie ne sert à rien et en plus elle pourrait mettre notre société en danger.

    Du sucre et de l’eau, mais moins cool qu’un Coca. Le débat est vieux comme tout, mais l’Easac rappelle que les principes qui sous-tendent l’homéopathie ne découlent d’aucune base scientifique. En clair, aucune règle chimique ou physique ne démontre qu’une substance responsable de symptômes chez un individu sain peut guérir les mêmes symptômes chez un malade ; c’est même l’inverse jusqu’à preuve du contraire. Ensuite, les tests et recoupements réalisés en 2015 par le Conseil Médical australien (National Health & Medical Research Council) sur près de 176 cas cliniques récents (subvenus les deux dernières décennies) révèlent que les effets positifs revendiqués peuvent tous être attribués à l’effet placebo (amélioration psychosomatique suite à l’ingestion de composés neutres ou inopérants) ou à des erreurs d’interprétation. Tous sans exception.

    Donc, sur le plan scientifique, l’homéopathie n’existe pas. Il reste le sucre et l’eau qui eux ont été démontrés sains. Bon, mais si cela aide le patient à aller mieux, pourquoi ce conseil des sages en blouse blanche de 27 pays voudrait l’interdire ? Parce qu’il est traité comme un médicament… sans en être un.

    Tu me vois, tu me vois pas. En France, les petits tubes plastiques fluo sympa étaient tolérés avec bienveillance depuis des décennies. Mais un cap a été passé en 1997 avec la reconnaissance bienveillante par l’Ordre des médecins, en partie justifiée par le fait que les granules n’ont aucun effet secondaire enregistré à ce jour. Constat fait également à l’échelle européenne, puisqu’une directive de 2001 autorise la mise sur le marché de produits homéopathiques de fait, sans avoir à monter de dossier pour en recevoir l’aval.

    Il est là, le vrai combat des médecins académicien : cette dérogation est inacceptable, elle crée une concurrence déloyale et creuse le déficit d’une sécurité sociale (qui rembourse 30% du prix des tubes) pour rien.

    Dit avec brio par les pro, cela donne : « Si un produit était considéré comme pouvant avoir des effets justifiant son utilisation dans le traitement de maladies, il devrait être évalué avec les mêmes standards que d’autres médicaments candidats. » Ajoutez à cela qu’un placebo ne sert à rien dans le cas de maladies graves (Paludisme, grippe porcine, SIDA…) et que le refus de traitement par laxisme a déjà résulté en des décès, et on comprendra que les 27 pays veulent vider nos tubes dans les toilettes plutôt que nous laisser le choix.

    On fait quoi maintenant ? Les Académies des sciences européennes dénoncent ces privilèges et appellent les États à prendre leurs responsabilité sur deux points : arrêter les privilèges réglementaires et solidement vérifier que ceux qui choisissent un traitement homéopathique ont bien été informés et diagnostiqués avant. En effet, « l’homéopathie peut avoir un effet nocif en retardant la consultation d’un médecin ou dissuadant le patient de rechercher les soins médicaux appropriés », explique le rapport. Ne riez pas, on trouve sur le web une proposition de traitement de la lèpre par granules…

    Sur le banc des accusés anonymes, Boiron, le principal laboratoire français homéopathique, a présenté sa contre-enquête de 825 médecins sur 8 559 patients pour les pathologies souvent bénignes (respiratoires, anxiété et douleurs musculo-squelettiques) qui représentent 50% des consultations de médecins généralistes. Sa conclusion est que ses patients consomment moins de médicaments. Jolie réplique qui se prend les pieds dans le tapis puisqu’elle confirme ce que dit l’Easac : ce ne sont pas des médicaments…

    Vous aimerez aussi

    Portraits

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.