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    Selon la science, les gens qui aiment Harry Potter seraient plus tolérants

    Si vous avez lu l’un des tomes écrits par J. K. Rowling, alors vous faites probablement partie des 450 millions de personnes qui seraient meilleures que la moyenne.

    Magie et psychologie. Grâce à une série de sept ouvrages traduits en 67 langues et à ses adaptations cinématographiques parmi les plus rentables (8 milliards de bénéfices) de l’histoire du cinéma, Harry Potter est depuis bien longtemps rentré dans le Guinness Book des records. Ce qu’on imaginait moins, dix ans après la fin de la saga originale, c’est que l’histoire de ces sorciers pourrait aussi permettre de lutter contre les préjugés racistes. C’est du moins ce que prouve une récente étude publiée dans une revue consacrée à la psychologie, où des chercheurs ont tissé des liens surprenants entre l’école de Poudlard et l’école de la vie. Oui, oui.

    « L’important, ce n’est pas ce qu’on est à la naissance mais la façon dont on grandit par la suite. » (Dumbledore)

    Cas pratique. Pour arriver à cette conclusion, le Docteur Loris Vezzali, professeur à l’Université de Modène, a soumis à 34 écoliers un questionnaire afin de recueillir leurs avis sur les migrants. Au premier groupe, il proposa la lecture de cette scène où Draco Malfoy qualifie Hermione, l’amie de Harry, de « petite émigrée sale ». Au second, un passage sans aucun lien avec les préjugés, qu’il s’agisse des origines sociales ou raciales (si tant est que le concept de race existe). Conclusion : une semaine plus tard, et après avoir été exposé à une situation douloureuse mettant un protagoniste de l’histoire dans une situation d’infériorité, les élèves du premier groupe avaient fait évoluer positivement leur avis sur les étrangers.

    L’empathie comme baguette magique. Si Harry Potter n’est certes pas le seul exemple possible pour arriver à de telles conclusions (tout Walt Disney tient sur le même schéma émotionnel), il permet néanmoins d’identifier clairement ce qui fait la différence entre l’acception et le rejet des différences : l’empathie. L’étude prouve clairement qu’un enfant s’étant identifié à une personne rejetée, avec laquelle elle entretient un fort affect, lui permet, une fois revenue à la vie réelle, de mieux appréhender des valeurs essentielles comme la tolérance. Le Docteur Loris Vezzali explique : « Mes collègues et moi pensons que l’empathie est le facteur clé de la réduction des préjugés. Le monde de Harry Potter est caractérisé par des hiérarchies sociales strictes et des préjugés qui en résultent, avec des parallèles évidents avec notre société. »

    Par la suite, l’expérience fut menée de la même manière pour tester la capacité d’empathie d’élèves du secondaire pour d’autres minorités, telles que les homosexuels. Sans surprise, les résultats furent identiques. De quoi confirmer la théorie de Christiane Taubira selon laquelle il vaut mieux construire des écoles que des prisons et aussi que, parfois, les histoires les plus simples permettent d’éviter les situations les plus complexes. Et J.K. Rowling de conclure : « L’imagination, c’est ce qui nous rend capable de comprendre des choses que nous n’avons jamais vécues. » Amen.

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