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    Le secret des Parisiens pour se garer gratos partout : le scooter

    Un quart des scooters de France roulent dans Paris intra-muros. Moins chère qu’une voiture et plus rapide que le métro, cette solution va encore se répandre avec l’essor des locations libres et des scooters électriques.

    Un million de poignées en coin. Oubliez l’image du jeune lycéen : le scooter est devenu le standard du cadre dynamique, qu’il soit trentenaire ou quinquagénaire. La masse de scooters en ville a doublé entre 2000 et 2010. Il y aurait même 150 000 motocyclistes recensés à Paris.

    Un choix de mobilité évident : jamais coincés dans les embouteillages, ils se faufilent et réduisent leur trajet à des temps qui font rêver les automobilistes et donnent des crampes aux cyclistes (pourtant déjà avantagés).

    Depuis 2015, le nombre d’automobilistes qui délaissent leur voiture au profit de ces deux-roues augmente d’1% chaque année.

    Ni parking ni bouchon. Il y a autre chose qui séduit ceux qui troquent la ceinture pour le casque : Paris compte 96 000 deux-roues cylindrés et vous n’en avez jamais vu un seul payer son stationnement ; cette année, 60 000 contraventions ont été dressées. Encore plus simple pour se garer, l’explosion des services de scooters à louer laisse penser que leur règne ne fait que commencer. Pourtant, le ciel s’assombrit.

    Mal aimé, je suis le mal aimé. En plus d’être stationnés partout, les scooters sont bruyants, comme les plaintes des associations de riverains le démontrent. Pas de chance, la vague électrique qui gagne les vélos et voitures peine à trouver un écho chez les deux-roues, toujours jugés trop chers.

    Quant à leur facilité de déplacement, elle a attiré les foudres de la mairie qui veut aussi les chasser des couloirs des bus et voies cyclables. À la place, elle envisage la création de 20 000 nouvelles places de stationnement pour deux-roues (quand il n’y en a que 40 000 aujourd’hui). Alors, le bon-temps du scooter a-t-il perdu son pot ? La future loi Mobilité dira si les scooters électriques rejoindront les alternatives à l’automobile conseillées, ou s’ils sont bons pour la casse. D’autant qu’ici, le « coscooterage » n’est pas un avenir envisageable.

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