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    Mais au fait, savez-vous comment se forment les bouchons ?

    Quand on est au volant, le bouchon, c’est toujours « l’imbécile de devant qui n’avance pas ». La réalité est évidemment plus complexe.

    L’embouteillage est d’abord une histoire de capacité. À 130 km/h, une autoroute peut accueillir à peu près 2000 autos par heure. Passé ce seuil, par effet d’entonnoir, des bouchons se forment. Mais la densité ne fait pas forcément tout. En changeant de file, on force souvent le véhicule de derrière à ralentir. Ce freinage se propage comme une onde, parfois sur plusieurs kilomètres. Par effet boule de neige, ce ralentissement devient des ralentissements qui se répercutent et s’amplifient véhicules après véhicules jusqu’à provoquer l’arrêt des derniers arrivants (et ainsi de suite). Voilà comment naissent les embouteillages. C’est l’histoire de la route, le cycle éternel.

    La voie d’insertion est un grand facteur de bouchons. À 80 km/h, les voitures s’insèrent à vitesse moindre et créent un ralentissement. Et qui dit ralentissement, dit bouchon. Sur le même principe, les travaux sur une voie forcent les voitures à en changer provoquant des freinages (se transformant en embouteillage). Et puis il y a le bouchon sans cause. Ce qu’on appelle les « bouchons fantômes ». Ils sont simplement créés par le ralentissement d’un véhicule. Même s’il ré-accélère immédiatement, le « mal » est fait, son ralentissement va se répercuter.

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    Ironie du sort, ralentir permet d’aller plus vite. En clair, quand le trafic est dense, le gros problème ce sont les différences de vitesse entre véhicules ainsi que les accélérations et ralentissements brusques. Pour éviter un bouchon, il faut donc baisser la vitesse et la rendre plus homogène et constante. C’est pour cela qu’un périph à 70 km/h n’est pas moins dangereux mais clairement plus fluide. On diminue les points de ralentissements et donc on fluidifie le trafic. C’est aussi pour ça que sur certaines autoroutes on recommande parfois de passer de 130 à 110 km/h. Ça permet d’homogénéiser la vitesse entre les voies et de faire circuler plus de véhicules par heure. Et donc d’aller plus vite. Faut-il encore que la plupart des utilisateurs acceptent de rouler à la même allure pour le bien commun. Qui sait, avec les voitures autonomes les bouchons disparaitront peut-être.

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