Rouler à l'hydrogène, est-ce vraiment propre ?
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Rouler à l’hydrogène, est-ce vraiment propre ?
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LA REDACTION |  30.10.2019
Rouler à l'hydrogène, est-ce vraiment propre ?

S’il est présenté régulièrement comme une réponse sérieuse aux énergies fossiles, l’hydrogène demeure néanmoins une solution coûteuse et moins verte qu’il n’y paraît.

Un rôle clé dans la transition énergétique. L’an dernier, par la voix de son ministre de la Transition Écologique – Nicolas Hulot à l’époque – le gouvernement annonçait un grand plan d’investissement de 100 millions dans la filière hydrogène. Avec une conversion massive des flottes sur les routes (bus, tram), le rail et une aide au déploiement de 100 stations de recharge d’ici 2023, l’hydrogène va jouer chez nous un rôle clé dans la transition énergétique. Le problème ? Il n’est pas aussi vert qu’on le laisse entendre.

Un nouveau diesel ? Clarifions les chose d’emblée : l’hydrogène ne rejette pas de dioxyde de carbone (mais de la vapeur d’eau). Comme source d’énergie, oui, il est parfaitement propre. Mais c’est sa production qui pose problème. Bien qu’étant l’élément le plus abondant de l’univers, on trouve rarement l’hydrogène à l’état pur dans la nature. Issu majoritairement de ressources fossiles, il faut le « produire » via un processus (essentiellement industriel) particulièrement polluant. Pour faire simple, la fabrication de l’hydrogène se fait la (quasi) totalité du temps à partir du reformage du méthane. Une technique qui produit énormément de CO2 et provoque en plus des émanations de méthane dans l’atmosphère (un gaz plus nocif que le CO2). À titre de comparaison, Auto-Moto a établi un calcul très parlant : avec la manière actuelle de produire de l’hydrogène, rapporté au kilomètre, un véhicule à pile à combustible performant rejette autant de CO2 qu’un diesel… Un comble.

L’hydrogène peut-il devenir vert ? Produire un hydrogène propre est déjà d’actualité grâce à l’électrolyse, un système qui sépare la molécule d’eau en hydrogène et en oxygène au contact de l’électricité. Problème, le processus nécessite une puissance électrique très importante. Si l’électricité utilisée est d’origine renouvelable, l’hydrogène sera totalement propre. Si cette électricité est produite par des centrales à charbon ou nucléaire, l’hydrogène est toujours aussi polluant… Autre point noir, l’opération est assez coûteuse.

Cela dit, il existe une nouvelle piste intéressante pour la production d’hydrogène propre : la gazéification de biomasse. La biomasse désigne tous les déchets organiques d’origine végétale ou animale réutilisables comme source d’énergie. Un processus qui présente le double avantage de recycler les déchets tout en produisant de l’hydrogène à l’échelle locale. Une solution qui pourrait bien redorer (et verdir) l’avenir de l’hydrogène dès qu’il sera possible d’obtenir un gaz conforme aux normes de pureté imposées.

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