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    Au revoir les vieilles pilules, bonjour la contraception nouvelle génération

    Tandis que les objets connectés et le design révolutionnent tous les compartiments de notre vie, la contraception reste une science qui repose sur des produits vieux comme nos grands-mères. La relève arrive doucement.

    Déjà 60 ans. La contraception n’est pas une affaire nouvelle. La première pilule n’a pas loin de 60 ans déjà. Quant au préservatif en latex, c’est carrément un petit vieux : il soufflera prochainement ses 100 bougies. Bien entendu, ce sont là deux inventions extraordinaires, synonymes d’émancipation et de santé. Toutefois, quand on sait les désagréments que cela peut entraîner, aussi bien pour le corps que le plaisir, une question se dessine nécessairement : n’a-t-on pas réussi à inventer mieux ? Comme souvent, la réponse est dans la question. Ceci dit, certains acteurs cherchent aujourd’hui des moyens de protections plus efficaces et plus faciles à utiliser.

    Une fois avalée, la pilule peut durer jusqu’à 16 ans.

    Merci Bill Gates. L’une des inventions les plus prometteuses est probablement l’implant contraceptif télécommandé de l’entreprise MicroCHIPS. Plutôt que de devoir penser à prendre sa pilule tous les jours, l’idée, ici, est de s’implanter une puce sous la peau. Celle-ci diffuse alors quotidiennement, à heure fixe, une dose d’hormones pour ne pas tomber enceinte. Soutenue financièrement par la fondation Bill & Melinda Gates, cette puce que l’on peut activer ou désactiver avec une télécommande est soumise à des essais cliniques depuis plusieurs années. Elle pourrait bien être mise sur le marché d’ici peu de temps. Parmi les avantages : elle peut rester en place pendant 16 ans.

    Réinventer la capote. Côté préservatif en revanche, il faut le dire, la révolution tarde à pointer. C’est tellement ancré qu’on n’y pense même pas. Mais pourquoi les préservatifs auraient-ils tous la forme d’un boudin ? Face à cette « technologie » mal-aimée qui n’a pas évolué d’un iota en cinquante ans, la fondation Bill & Melinda Gates (oui, encore eux) a eu l’idée d’organiser un concours il y a quatre ans, avec 100 000 dollars à la clé, pour réinventer la capote. Il en est sorti le préservatif Origami, un petit bijou de design qui épouse parfaitement la forme du gland, joue la carte de l’accordéon au niveau du corps du pénis et repose sur des matériaux qui donnent l’impression de ne vraiment rien porter. Pourtant, lorsque le concepteur a tenté d’aller plus loin, sa campagne sur la plateforme Indiegogo a fait un flop… À croire que ça n’intéresse pas les hommes.

    Un bracelet pour connaître les meilleurs jours pour avoir un enfant.

    Finalement, c’est presque dans le domaine de la fertilité qu’on trouve le plus de technologies alliant électronique et objet connecté. Le marché est porteur, et les startups s’activent en la matière. Parmi les technologies pensées pour concevoir, on retiendra Ava, une montre connectée qui fait office de révolution en la matière. Portée durant la nuit, les capteurs du bracelet Ava vont mesurer en continu l’évolution de neuf paramètres physiologiques et générer de la data en pagaille qu’on retrouve au petit matin sur son smartphone. Grâce aux informations collectées, traduites sous forme de graphiques, on apprend quels sont les moments cruciaux pour procréer. Des tests conduits avec l’hôpital universitaire de Zurich ont démontré que ce dispositif pouvait détecter les jours les plus fertiles avec 89% de précision.

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