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    Retrait de permis ou éthylotest antidémarrage : maintenant on peut choisir

    Au-delà de 0,80 g/L lors d’un alcootest, vous pourrez choisir, dès 2019, entre perdre votre permis ou faire installer un éthylotest antidémarrage sur votre véhicule. Coût de la pose : 1300 €.

    Souffler ou conduire. En France, le taux d’alcoolémie toléré est de 0,2 g/L dans le sang pour les jeunes conducteurs et 0,5 g/L pour les automobilistes confirmés. Au-delà de ces taux, l’amende forfaitaire est de 135 euros et un retrait de 6 points, à condition de rester sous la barre de 0,8 g/L. Plus haut que le bord ? Le délit peut vous coûter jusqu’à 4500 euros et une suspension administrative du permis, voire une annulation pure et simple.

    1300 euros pour garder son véhicule. Ce nouveau décret propose de lever cette suspension, par autorisation préfectorale, si vous vous engagez à faire installer sur votre voiture dans les dix jours suivant l’infraction un éthylotest antidémarrage (EAD). Ce dispositif connecté à l’alimentation du véhicule ne permet l’allumage qu’après avoir soufflé et constaté une alcoolémie inférieure au taux légal.

    La pose coûte environ 1300 euros chez un garagiste, et certains centres de contrôle le proposent à la location pour une centaine d’euros par mois.

    Onéreux ? Oui, mais cela fait partie également de la sanction. Notons que ce coût peut être pris en charge par votre entreprise s’il s’agit d’un véhicule professionnel. « L’EAD est un outil reconnu contre la récidive d’alcool au volant, affirme le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe. On espère qu’en développant l’usage, son prix baissera et que cela amorcera ainsi un cercle vertueux. »

    Sanctionner sans désocialiser. Cette alternative a pour but d’éviter les conséquences sociales des suspensions de permis qui engendrent souvent des pertes d’emploi ou des complications quotidiennes : suivi médical, déscolarisation, isolement…

    Des expérimentations auront lieu dans la Drôme, le Finistère, la Marne, le Nord et La Réunion, avant que le plan soit généralisé au niveau national en 2019. Le choix sera proposé directement par les forces de police au moment de l’infraction, à condition de rester sous le seuil (criminel) d’1,8 g/L. Dans le cas d’une récidive constatée, la pose de l’EAD sera assortie d’un suivi médico-psychologique.

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