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    Reproduire le mur de Game of Thrones pour sauver le Groenland ?

    C’est l’idée d’une armée de scientifiques pour éviter la fonte des glaciers qui menace notre planète.

    Not cool. Rien de neuf sous le soleil, ni rien de bon : les glaces des pôles continuent de fondre selon les experts et à terme ce surplus d’eau dans les océans va créer des inondations massives aux Pays-Bas, noyer l’archipel du Japon et les Maldives, voire déclencher un raz-de-marée fatal au Bangladesh, zone surpeuplée. Pour gagner du temps, et trouver des solutions pérennes (planter des arbres pour réparer le climat par exemple), des glaciologues finlandais envisagent des solutions pour retarder la fonte et les submersions.

    La plus ambitieuse ? Construire une muraille de glace à l’entrée de l’emblématique fjord Jakobshavn, classé au patrimoine mondial. Bâti à même le plancher océanique, le mur s’élèverait à 100 mètres de haut sur près de 5 km à la sortie du glacier d’Ilulissat. Ce barrage naturel réduirait considérablement les courants d’eau douce qui fragilisent les fondations même du glacier.

    Une muraille de 100 mètres de haut sur 5 kilomètres de long.

    « Nous pensons que la géo-ingénierie des glaciers pourrait retarder de quelques siècles la fonte des glaces du Groenland et de l’Antarctique et son écoulement dans l’océan, expliquait le glaciologue et climatologiste John C. Moore au Guardian. Un gain de temps suffisant pour traiter le réchauffement climatique. »

    La garde du Nord. L’équipe emmenée de chercheurs de l’université de Laponie envisage aussi plusieurs autres projets de manipulation climatique : parmi eux, l’aménagement d’îlots artificiels aux pieds des glaciers de l’Antarctique qui joueraient la même fonction de contrefort pour éviter la dérive des icebergs et maintiendraient une température polaire. Les Lapons évoquent aussi la possibilité de percer un circuit de tunnels sous les glaciers pour y injecter via des pompes géantes une solution saline refroidie qui jouerait un rôle de thermos pour les fondations.

    Où trouver 6 km3 de glace ? Bien sûr, un tel mur coûterait des dizaines de milliards de dollars, sans même répondre aux questions pratiques : où prendre un tel volume de glace et comment l’apporter ? Sans parler des désagréments en cascade sur l’environnement : la faune risque en effet de ne pas apprécier les forages et pompes dans la banquise. Un véritable risque pour l’industrie de la pêche qui prolifère dans la région.

    Pourtant Moore ne veut pas en démordre : « Les risques potentiels, en particulier sur l’écosystème, méritent qu’on les analyse avec précaution. Cependant, de notre point de vue, il n’est pas de plus grand risque que de ne rien faire. »

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