Rencontre avec Squiddy, la startup qui veut en finir avec les vols de vélo
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Rencontre avec Squiddy, la startup qui veut en finir avec les vols de vélo
Robin Ecoeur |  10.10.2019
Rencontre avec Squiddy, la startup qui veut en finir avec les vols de vélo

Créée en octobre 2018 par Léandre Desmaretz, 22 ans, la startup Squiddy compte lancer prochainement son premier produit : un cadenas connecté et communautaire qui alerte en temps réel le propriétaire et les personnes aux alentours d’un vol. Interview.

Comment est née l’idée de ce cadenas ?

J’étais en BTS communication et j’ai aussi fait de la livraison à vélo pour Take Eat Easy. Je me suis rendu compte que l’un des plus gros problèmes avec les vélos est la sécurité. La raison ? Les produits ne sont pas connectés et tous les antivols sont coupables. Pour avoir quelque chose de fiable, il faut une connexion. Avec le directeur des innovation Thanh N’Guyen, on a décidé de créer un cadenas connecté, le Squidd Lock, en utilisant la connexion LoRaWAN qui a l’avantage d’être à basse consommation et à longue portée. Elle est aussi déployée à l’international.

Le but pour nous, ce n’est pas d’avoir un antivol incassable, puisque c’est impossible.

Concrètement, comment ça marche ?

L’antivol fonctionne avec une application gratuite. Grâce au réseau LoRaWAN, les propriétaires reçoivent une alerte sur le téléphone en cas de détection de mouvement, de coupure de câble ou de changement de température brutal. Par exemple, certains voleurs utilisent de l’azote liquide (ce qui permet de refroidir le cadenas pour ensuite le casser) pour voler les vélos. On permet de détecter toutes ces choses-là. On utilise aussi le Bluetooth quand la personne est à côté de son vélo pour bloquer et débloquer le cadenas et avoir accès aux différents réglages. L’antivol s’attache de deux manières : via les vis de porte-bidon présentes de manières presque universelles sur les vélos. Mais avec les nouveaux deux-roues électriques par exemple, ces vis n’existent plus. On a fabriqué un deuxième support qui permet une fixation aux surfaces cylindriques.

Donc même si je suis à l’étranger, je reçois une alerte ?

Avec de la 3G sur votre téléphone, si vous êtes en Espagne et que votre vélo est à Bordeaux, s’il y a un mouvement suspect, vous recevez un message. Imaginons qu’on est en train de voler votre vélo : au premier mouvement suspect, vous recevez donc un message. Ensuite, si la personne coupe le câble, une alarme sonore de 100 décibels se déclenche (elle s’arrête au bout de deux minutes s’il y a plus de mouvement, si la personne décide de fuir par exemple). Le propriétaire reçoit cette fois-ci une alerte de vol. Le tracking s’active et donne la position de l’antivol en temps réel.

L’alerte de vol vous prévient, mais avertit aussi vos contacts dans l’application : amis, famille, etc. L’application est gratuite et sans obligation d’achat afin de permettre aux personnes proches de vous de la télécharger et de pouvoir garder un œil sur votre vélo ou votre bien. Le but est de donner l’information en temps réel pour aider à retrouver le deux-roues. On est aussi en train de développer une plateforme pour les municipalités et la Police pour qu’ils accèdent aussi à ces informations. Ça peut permettre de prendre le voleur en flagrant délit.

Est-ce que mon vélo est totalement en sécurité avec votre cadenas ?

Le but pour nous n’est pas d’avoir un antivol incassable, puisque c’est impossible. On a créé un câble en inox tréssé avec des circuits à l’intérieur qui se connecte donc au cadenas. L’idée est d’avoir un câble souple pour bien attacher et sécuriser son vélo en allant chercher les roues, la selle, etc. Pour un vélo électrique, on peut attacher sa batterie et on n’est plus obligé de la prendre avec soi quand on attache son engin.

L’antivol est connecté, donc faut-il le recharger ?

L’objet est assez complexe : il résiste à la pluie et à une température entre -25°C et 50°C. À l’intérieur, il y a donc une batterie, mais elle n’est pas rechargeable. Pour des raisons de sécurité, on ne peut pas garantir le bon fonctionnement de l’objet si on laisse les utilisateurs changer les éléments. Pour ce premier produit, en cas de coupure de câble ou de batterie vide, on peut le ramener chez l’un de nos partenaires et il vous change la batterie ou le câble pour 39 euros.

Le cadenas est-il déjà disponible ?

On a décidé de passer par une campagne de financement pour le commercialiser. Elle aura lieu fin octobre et début novembre sur le site Indiegogo. L’objectif sera ensuite de livrer les cadenas au premier trimestre 2020. Pour l’instant, en réservation, il vaut 109 euros sans le support de fixation au vélo. Ensuite, le prix d’achat après la campagne sera aux alentours de 169 euros.

Plus d’informations sur le site de Squiddy par ici

cadenas Objet connecté vélo

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