Rencontre avec Mr Flex, l'homme qui veut visiter toute l'Europe en gyroroue
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Rencontre avec Mr Flex, l’homme qui veut visiter toute l’Europe en gyroroue
Vincent Pons |  21/07/2021 09:41
Rencontre avec Mr Flex, l'homme qui veut visiter toute l'Europe en gyroroue

Après les déjà incroyables tours du monde à vélo, ce couple souhaite frapper encore plus fort avec un tour d’Europe en … monoroue. Interview garantie sans rétropédalage.

Bonjour Mr Flex. La première question qui vienne à l’esprit c’est : comment t’es-tu lancé dans cette odyssée avec ton drôle d’engin ? 

On peut dire que plusieurs étapes ont conduit à me lancer. La première a été la découverte de la gyroroue comme moyen de déplacement pour aller sur mon lieu de travail. Ensuite, lors de l’été 2018, j’ai eu envie de partir loin et j’ai tenté le premier tour de France en gyroroue. Une fois piqué par le virus du voyage, on a envie d’aller toujours plus loin et en août 2019, je me suis lancé dans un tour du monde, mais la situation sanitaire a stoppé net mon aventure en Thaïlande… Aujourd’hui, les frontières s’ouvrent à nouveau et je suis parti avec ma copine depuis environ 10 jours pour un tour d’Europe.

Quel sera ton parcours lors de ce nouveau périple ? 

Il sera uniquement européen ! Nous sommes arrivés en Belgique, puis nous rejoindrons les Pays-Bas et l’Allemagne. Ensuite, nous irons en Pologne, descendrons vers la République tchèque et l’Autriche afin de longer l’Adriatique pour aller en Italie en ferry. Enfin, nous remonterons la botte jusqu’à la Côte d’Azur.

Comment cela se passe-t-il sur les routes ? Êtes-vous logés à la même enseigne que les vélos ? 

En France, légalement, nous sommes obligés de circuler sur les voies cyclables ou sur une route, en l’absence de piste en agglomération. Hors de cette zone, on ne peut pas circuler sur autre chose qu’une voie cyclable. L’itinéraire que nous avons choisi suit les EuroVélo routes qui nous emmènent sur des chemins bien sécurisés.

Il est à noter que certains pays ne sont pas « monoroue friendly » comme l’Allemagne. Le véhicule n’étant pas dans le Code de la Route, leur conduite est donc interdite… Je veux néanmoins montrer qu’il est possible de circuler avec.

Profites-tu de tes vacances pour promouvoir la pratique de la monoroue ? 

Lorsque l’on arrive dans un pays étranger, les locaux nous demandent souvent notre point de départ et quand on leur annonce Paris, ils hallucinent. C’est définitivement le véhicule parfait pour approcher un inconnu car il devient souvent l’objet de discussions. Quand on est voyageur, on a toujours besoin d’une étincelle pour allumer une conversation. Souvent, après les échanges, on organise une petite initiation et ils se rendent compte que ce n’est pas si difficile que ça.

D’ailleurs, un entraînement est-il nécessaire pour partir comme tu le fais ?

La seule compétence qu’il faut avoir, c’est une bonne maîtrise de la gyroroue. La pratique n’est pas instinctive, malgré le fait qu’en quelques heures on tient déjà debout. Cela demande donc un véritable apprentissage. En partant sans une bonne connaissance de l’engin, on s’expose à des risques car il faut être maître de sa machine.  

“Avec un déplacement à 25 km/h, la journée peut parfois paraître longue.”

Est-ce qu’il y a un modèle particulier de machine avec lequel partir ? 

Nous partons sur des modèles haut de gamme avec une batterie performante. Il faut aussi que la structure soit solide car elle doit supporter notre poids ainsi que notre équipement. Pour mieux supporter la charge, j’ai construit un système avec deux sacoches afin d’éviter d’avoir des choses sur mon dos. Ma tente est sur ma roue avec mon sac de couchage et mon chargeur. Il faut être le plus léger possible car on est tout le temps debout.

Comment faites-vous pour recharger les batteries si vous dormez dehors ? 

Les roues avec lesquelles nous partons ont une autonomie comprise entre 80 et 100 kilomètres. Notre challenge consiste souvent à aller recharger nos batteries chez l’habitant, dans des lieux publics ou sur des prises cachées en extérieur. Cela fait partie du voyage.

Et ce voyage, avec une vitesse aussi réduite, est-ce qu’il ne paraît pas interminable, à la longue ? 

Avec un déplacement à 25 km/h, la journée peut paraître longue. Certes, on ne se déplace pas vite, mais cela permet de découvrir de nombreuses choses, comme les villages aux alentours ou la beauté de la météo. Lorsque l’on part de cette manière, on se perd dans nos pensées et on se projette sur plein de projets. On est hors du temps.

Pour suivre les aventures de Mr Flex, c’est sur Instagram que ça se passe.

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