Rencontre avec Eddy Mangot, élu meilleur routier de France 2021
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Rencontre avec Eddy Mangot, élu meilleur routier de France 2021
Vincent Pons |  29/12/2021 10:22
Rencontre avec Eddy Mangot, élu meilleur routier de France 2021

Après avoir vaincu plus de 350 opposants, cet originaire de l’Aube de 22 ans a remporté le titre de « Meilleur conducteur routier de France » le 3 décembre dernier. Nous sommes allés lui demander ce qu’il fallait pour devenir un poids lourd dans cette drôle de compétition.

Tout d’abord, qu’est-ce que cela vous a fait de devenir le meilleur routier de France ? 

D’abord, une fierté. Ce métier, je voulais le faire depuis tout petit, alors devenir le meilleur, c’est une réussite. 

Cette passion vous anime-t-elle depuis longtemps ? 

J’ai quelque peu expérimenté le métier de chauffeur à diverses reprises sur des simulateurs de chauffeurs poids lourds durant mon adolescence. Ils sont très réalistes et l’un des principaux jeux permet de rouler sur toute la carte de l’Europe. C’est le même principe qu’en camion et cela nous permet d’ailleurs d’avoir un premier aperçu de tout ce qui concerne les manœuvres. Cette expérience vidéo ludique a d’ailleurs joué lorsque j’ai commencé ma formation car grâce à celle-ci, j’ai été l’un des élèves les plus à l’aise pour effectuer les premières manœuvres. 

Est-ce qu’il y a un entraînement particulier pour devenir le meilleur routier ?

Cela reflète un travail quotidien. Dans notre métier, on est confronté à des épreuves tous les jours sur la route et il faut être réactif. Pour ma part, j’ai passé un Bac Pro sur trois ans durant lequel j’ai passé tous les permis et ce qu’il y a à apprendre du métier. 

Une bonne condition physique est-elle nécessaire pour atteindre un tel niveau dans la compétition ? 

En effet, c’est nécessaire car le routier n’est pas uniquement derrière le volant. Dans le cadre de nos fonctions, on peut être amené à charger ou décharger des marchandises. Un minimum de condition physique est donc requis pour travailler.

Et quelles ont été les épreuves de la compétition ? 

Lors de la finale, nous avons dû passer quatre épreuves : un questionnaire sur des thématiques comme la santé, l’environnement ou le travail, une épreuve d’éco-conduite sur route, un test de précision où nous avons dû toucher une quille avec l’arrière de la remorque et une piste plateau sur simulateur. 

D’ailleurs, est-ce que que l’écologie a pris une place primordiale dans le métier de routier ?

Clairement. Et avec la baisse de la consommation des camions, l’éco-conduite, qui est de plus en plus valorisée dans les entreprises (avec des primes à la clef), est devenue un sujet primordial dans notre corps de métier. En tant que chauffeur, nous sommes sensibilisés à cette question et cela a d’ailleurs pris une place importante dans la compétition. 

Au-delà de la question écologique, quels sont les plus grands challenges que vous avez à gérer au quotidien ? 

Il s’agit des aléas de la route et, pour moi qui travaille en chariot, de localiser les clients. Je dois trouver des particuliers dans des zones parfois reculées et cela peut s’avérer un petit peu complexe parfois… Contrairement à ce que l’on pense, tout n’est pas indiqué sur l’application de navigation et on doit estimer quel parcours est le meilleur pour arriver jusqu’au client en semi-remorque. 

Que diriez-vous aux jeunes qui veulent se lancer dans la carrière de routier ? 

Il y a des milliers de possibilités pour exercer le métier de routier, le secteur recrute abondamment et le lendemain de ses recherches, on trouve du boulot. Seulement, il ne faut pas avoir peur de travailler. 

Tout le monde peut-il faire ce métier ? 

Les mentalités sont à changer à ce propos car aujourd’hui un jeune peut devenir routier, une femme aussi et ils ou elles peuvent être aussi bons que les anciens. Le concours montre bien cela. Il y avait des compétiteurs de tout âge, que cela soit des hommes ou des femmes. Des événements tels que celui-ci font changer l’image du métier. D’ailleurs, j’ai été le plus jeune compétiteur, mais aussi… le gagnant. 

Est-ce qu’il y aurait une route de rêve sur laquelle vous aimeriez travailler  ? 

Mon métier me passionne énormément. En livrant des particuliers, je sors très souvent des autoroutes et ne livre quasiment jamais dans les mêmes coins. Je couvre toute la France et quelquefois des zones dans des pays frontaliers, mais ce que j’adore par dessus tout, c’est de découvrir de nouveaux paysages tous les jours.  Pour répondre à votre question, ma route de rêve, c’est celle que je ne connais pas encore.

Deja demain

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