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    Remplacer la pub par de l’art : ça se passe à Bordeaux

    Grâce à une campagne de crowdfunding, la société Ôboem a permis aux œuvres de 17 artistes d’investir 70 panneaux publicitaires à Bordeaux pendant une semaine. Plus besoin d’aller au musée, c’est la ville qui devient une galerie.

    Importer la Vallée du paradis. Lors d’un voyage au Chili, Oliver Moss et Marie Toni, cofondateurs d’Ôboem, s’extasient devant les fresques colorées qui ornent la ville de Valparaiso : « Nous avons vraiment trouvé que l’art dans l’espace public donnait une autre dimension à la ville, plus poétique, plus humaine, raconte Oliver Moss, et nous avons voulu reproduire cela en France. »

    Comment ? En utilisant le mécénat participatif pour acheter des espaces publicitaires et y afficher des œuvres d’art. L’internaute s’offre une reproduction de l’œuvre au format de son choix entre 10 et 100 euros sur le site. Avec ces contributions, Ôboem acquiert des espaces publicitaires, qu’elle partage entre les œuvres au prorata des participations.

    « Nous souhaitons utiliser les médias qui influencent nos choix de consommation pour mettre en avant des œuvres d’artistes, pour égayer nos villes et créer des émotions qui ne sont pas liées à la consommation. »

    L’art pour tous et par tous. La cible de ce détournement ? La pollution visuelle des publicités, parfois outrageuses, auxquelles nous sommes exposés entre 500 et 2200 fois par jour. Il est encore tôt pour tirer des conclusions de l’initiative auprès des Bordelais, mais on se souvient que le maire de Grenoble avait gagné en popularité auprès de sa ville en supprimant les pubs de l’espace public en 2014 et que, d’après un sondage de Sud-Ouest, 85% des résidents souhaitaient supprimer les panneaux publicitaires du centre-ville.

    Mais Ôboem cherche aussi à rendre l’art accessible à ceux qui n’oseraient pas pousser la porte d’une galerie. Une initiative bénéfique à tous, à en croire la myriade d’études suggérant les effets positifs de l’art sur des émotions comme le stress ou l’anxiété.

    « La ville est ce qu’on fait d’elle. » Au final, Ôboem veut aussi rendre le citoyen acteur de son environnement urbain. Pour Oliver Moss : « Une ville est une entité organique qui évolue en permanence en fonction des hommes qui la traversent. Ôboem veut remplacer des publicités par l’art pour dire : « Ici l’esprit humain est bien vivant », mais il y a mille manières de se réapproprier son environnement et de dessiner sa ville idéale. »

    Pour choisir une œuvre et la voir s’afficher en ville, piochez dans le catalogue sur : oboem.com

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