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    Cette Nantaise aide l’Inde à recycler ses eaux usées

    À seulement 24 ans, la designeuse Marie Etlin a quitté la France pour aller en Inde développer un système de traitement des eaux usées capable d’équiper tous les foyers de New Delhi. Aujourd’hui sa solution fait l’unanimité dans les concours.

    Fraîchement diplômée de l’École de design Nantes Atlantique, Marie Etlin est aujourd’hui en lice pour l’Étoile du Design, la plus haute distinction pour les créatifs en France. Son projet, «Newater Delhi», pourrait être consacré au prochain salon Global Grade Show à Dubaï. Et, plus important, cette jeune designeuse française de 24 ans pourrait bien endiguer durablement les problèmes sanitaires liés aux eaux usées à New Delhi.

    Eau empoisonnée courante. Si en France, on ne se pose même pas la question, en Inde, il est très fortement déconseillé de boire l’eau du robinet, truffée de bactéries. Dans le pays, l’eau polluée est simplement la première cause de mortalité. 80% des eaux usées finissent en effet dans les rivières et les nappes phréatiques, sans avoir reçu le moindre traitement avant, selon un rapport du Center for Science and Environment (CSE). Difficile donc d’accéder à de l’eau potable et encore moins depuis un foyer urbain. Pourtant, l’eau est loin d’être une denrée rare en Inde.

    Un filtrage par algues sur chaque immeuble. Après son diplôme, Marie a intégré un Master Design Transculturel à l’India studio de Delhi. C’est là qu’elle développe son projet afin de purifier les eaux (non traitées donc) que collectent et stockent les Indiens sur leur toit…

    Son invention fonctionne en deux temps : « Des systèmes de filtration sont disposés sur les toits des immeubles, explique Marie Etlin, où une première partie de l’eau est traitée afin de la rendre potable. Une gouttière spécifique, installée en façade, distribue ensuite l’eau saine aux habitants des immeubles. » Le reste des eaux, la partie qui n’est pas destinée à la consommation, est traitée à part dans un système de culture de micro-algues, lui aussi intégré à la façade.

    L’idée est donc de tirer le meilleur des eaux polluées en allant plus loin que leur simple filtrage et potabilité, en recréant un véritable bio-environnement. « En clair, l’eau polluée arrose les micro-algues, qui en se développant, deviennent de véritables isolants thermiques et phoniques 100% naturels. »

    Sauveuse recherche soutien. Marie Etlin a fait sienne une citation du livre The Design of Everyday Things de Don Norman : « Une solution brillante apportée au mauvais problème, peut être pire que pas de solution du tout. Il faut comprendre le vrai problème. » Le design, selon elle, est avant tout la compréhension des enjeux actuels et ceux de demain.

    Installée à Shanghai, elle travaille maintenant pour l’entreprise A_a&d, qui se focalise sur l’impact énergétique et environnemental, l’architecture et le design. Mais son projet est loin d’être tari : « Pour concrétiser Newater Delhi, nous continuons à rechercher des partenaires. » Il intéresse depuis le début de l’année les professionnels du secteur qui pourraient permettre l’accès au plus grand nombre à une eau saine et potable. Un impératif, lorsqu’on sait que la consommation d’eau dans le pays devrait doubler d’ici 2050.

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