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    Fatigués du CROUS, ces étudiants construisent leur maison écolo

    Et surprise, la maison passive est mieux isolée et plus économe que la vôtre. Prochaine étape pour ces Rennais ? Construire un éco-campus tout entier.

    Bâtir sur des convictions. « L’idée était de casser les codes et de construire un appart étudiant grand, confortable, durable, écologique et économique, nous explique Pierre Lumalé. Au départ on arrivait en première année d’études supérieures, et on s’est rendu compte du coût démesuré des logements vue leur médiocrité. » Pendant un atelier en groupe de travail émerge la réflexion de construire un logement original « et qui correspondrait aux attentes et convictions écologiques, avec le même budget qu’une location ». Un an plus tard, Pierre, Martin et Lucas créent une association pour engager les démarches : Hélicity était née.

    S’ils viennent d’emménager, il a d’abord fallu de longues négociations pour louer un terrain à la mairie, obtenir un prêt à la banque, préparer les matériaux et s’assurer un coup de main des proches. En août 2017, le permis est accordé, et les trois amis apprennent la construction sur le tas, de la plomberie à l’électricité en passant par la menuiserie. « C’est un investissement personnel qu’on a voulu fournir, qui professionnellement nous a beaucoup enrichi, note Pierre. On aimerait le valoriser davantage au sein de l’école, parce qu’il n’y a pas que la partie ouvrière, mais toute une partie de gestion de projet, qui est en fait notre métier de demain. »

    Un appart dans une maison passive, pour un loyer entre 400 et 420 euros par mois, charges comprises.

    Dans ma maison, y’a le printemps qui chante. Le résultat, c’est ce prototype taille réelle, donc habitable, de 60 m², composé de deux bâtiments en forme de U. La maison peut accueillir quatre locataires en combinant les avantages de la colocation avec l’intimité d’un logement privé : cuisine et terrasse communes, mais chacun sa chambre et salle de bain — avec douche à l’italienne. « Quitte à passer du temps à faire une salle de bain autant se faire plaisir », s’amuse Pierre. Spacieux et confortable, le logement affiche aussi une belle performance énergétique : « Ce sont l’énergie humaine, solaire et celle dégagée par les appareils électriques qui chauffent la maison. Celle-ci est isolée avec du papier journal localement recyclé et l’ossature en bois stocke le carbone », précise le jeune ingénieur.

    Un pour tous… Les modules sont déplaçables, leur permettant d’investir des bâtiments urbains délaissés (à la manière de la foncière Etic), ou des zones en attente de construction. Leur souhait : « Planter des espèces de campus éphémères qui se déplacent d’une décennie à l’autre. Comme un système de LEGO, on assemble, on désassemble, et on a un logement là où le besoin se fait ressentir. »

    L’aventure continue, puisque, bien au chaud dans leur nouveau cocon, le trio va s’atteler dans les 18 prochains mois à trouver une solution d’ensemble. Leur association a gagné un appel à projet de la région Bretagne pour développer un éco-campus en autosuffisance. Chez Hélicity, on est confiant : « Le changement est impulsé à échelle locale, et ce sont les petites actions qui font réfléchir les gens. Les bailleurs ne vont pas pouvoir maintenir des loyers délirants. »

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