Pour le prix d'un studio à Paris, ce retraité vit dans un Boeing
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Pour le prix d’un studio à Paris, ce retraité vit dans un Boeing
Hilaire Picault |  30.08.2018
Pour le prix d'un studio à Paris, ce retraité vit dans un Boeing

Il y a 18 ans, ce sexagénaire américain retapait un vieux Boeing 727 pour vivre dedans. Cette année, il veut récidiver avec deux gros 747...

Ça plane pour moi. Étanche, bien isolé et large, on imagine pourquoi Bruce Campbell a choisi de vivre dans un avion depuis 1999 pour sa retraite. Après avoir acquis un Boeing 727 et un terrain boisé du côté d’Hillsboro dans l’Oregon, il s’attaque à l’aménagement. L’ancien ingénieur se débarrasse des réacteurs ainsi que d’une bonne partie des fauteuils. Il installe une douche, un coin cuisine, un large bureau et un futon pour dormir. En bidouillant le cockpit, le poste de commandement contrôle désormais l’électricité, notamment les luminaires.

Un budget tout de même, puisque le terrain aurait coûté 20 000 euros, l’avion 85 000 et les travaux 188 000 environ. Les motivés trouveront sur son site pas mal d’infos et de plans pour reproduire l’opération chez eux. Car aujourd’hui, à 68 ans, Bruce Campbell a l’intention de recommencer, en montant en gamme : deux avions, des long-courriers, sur deux continents.

Toujours plus haut. Il envisage d’acheter un 747 qu’il retapera comme chambre d’hôte aux États-Unis, tenue par sa fille. Le second projet est plus dingue. Campbell voudrait installer un 747 près de Miyazaki, sur l’île de Kyūshū au Japon, afin qu’il serve de salle d’accueil pour des réunions, événements, formation, etc. Une sorte de Maison Pour Tous donc, qui pourrait également faire office de refuge en cas de tsunami.

En effet, selon lui, « la cabine est comme un bidon scellé et […] les ailes sont des boîtes de flottaison particulièrement bien étanches et durables ». S’il réussit à mener ce projet à bout, Bruce Campbell pense même qu’il serait intéressant de lier les maisons-avions entre elles pour qu’elles restent groupées, à la manière d’une ceinture flottante, en cas d’inondations ou raz-de-marée. Pour le moment, il lui faut encore trouver quelques millions de dollars et obtenir l’autorisation de la municipalité nippone. On serait tenté de dire que son projet a du plomb dans l’aile.

Avion tiny house

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