Privé d'avion, un homme traverse l'Atlantique à la voile pour rejoindre son père
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Privé d’avion, un homme traverse l’Atlantique à la voile pour rejoindre son père
Hilaire Picault |  3 jours
Privé d'avion, un homme traverse l'Atlantique à la voile pour rejoindre son père

En pleine pandémie, il a échappé au confinement portugais pour aller fêter les 90 ans de son père, en Argentine.

On n’enferme pas la mer. Le 16 mars dernier, le Portugal ferme ses écoles, condamne sa frontière avec l’Espagne, et invite chacun à rester chez lui. Le pays se referme et les avions ne décollent plus. C’est particulièrement difficile pour les îles du pays qui se retrouvent coupées du monde. Une angoisse réelle pour Juan Manuel Ballestero, 47 ans qui vit lui dans l’archipel de Madère mais vient d’Argentine. Il craint de ne plus jamais revoir son père qui devait fêter ses 90 ans cette année-là. Les vols étant tous annulés et les visa avec, Juan se souvient soudain d’un détail : il a passé la moitié de sa vie en mer.

Comme Ulysse a fait un long voyage. A 3 ans, son père l’emmenait pécher ; à 18 ans, il s’embarquait comme pêcheur au large de la Patagonie. Sachant qu’il ne pourrait plus faire demi-tour, l’Argentin fait des provisions et quitte Porto Santo sur son voilier mi-mars. Il se donne 75 jours pour abattre en solitaire les 5600 miles (14 500 kilomètres) qui le sépare de l’Argentine. Il lui en faudra 85…

« J’aurais fait tout ce qui était possible pour rentrer chez moi, confie-t-il au New York Times. Être avec ma famille était la chose la plus importante pour moi »

De Porto Santo, il a d’abord rejoint le Cap Vert (autre île portugaise au large de l’Afrique) pour faire d’autres réserves avant la grande traversée ; mais les autorités portuaires lui ont refusé l’accès. Il tomba en panne de carburant à hauteur de l’équateur et continua à la voile. Un trou de vent lui fit perdre plusieurs jours et le força à plonger pour gratter sa coque afin d’éviter l’encrassement biologique, prenant le risque de croiser des requins.

Tout est bien qui finit bien. Après une escale au Brésil et une en Uruguay, Juan est arrivé sain et sauf à Mar del Plata presque 3 mois après son départ. Après avoir fait son test Covid-19, il retrouva sa famille à temps pour la Fête des pères. Fier de lui, son papa a dit n’avoir jamais douté que son fils allait bien arriver, malgré 54 jours de silence radio. On peut dire que Juan Manuel Ballestero a fait le bon choix : il fallu 15 jours de plus pour que le Portugal rouvre ses aéroports.

Crédits photos : Juan Ballestero & Associated Press (photo de Une)

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