Pourquoi Paris est-elle toujours aussi polluée malgré le confinement ?
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LA REDACTION |  23/03/2020 18:01
Pourquoi Paris est-elle toujours aussi polluée malgré le confinement ?

Contre toute attente, sans voiture, l’air n’est toujours pas plus pur.

« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. » Il semblerait que l’on n’a jamais aussi bien compris (et décrit) le ciel parisien que dans ce vers de Baudelaire. Surtout en ce moment où contre toute attente, malgré le confinement qui a réduit la circulation dans des proportions exceptionnelles, la pollution n’a pas quitté son poste et continue de peser sur l’Île-de-France comme… un couvercle.

Paris Champs Elysée (c) Reuters

Sans voiture, l’air est plus pur ? La logique voudrait que la quasi-absence de circulation étouffe la pollution. Et pourtant, l’indicateur d’Airparif continue à signaler une qualité de l’air faible. D’après leur communiqué « une météo printanière favorise actuellement les réactions chimiques avec la formation de particules dites secondaires ». Des particules liées au chauffage et surtout au chauffage à bois dans les cheminées ouvertes, bien que, soit dit en passant, ils soient interdits par le plan de protection de l’atmosphère (PPA) de 2015. Comme l’analyse Sciences et Vie, l’autre facteur de formation de ces particules polluantes est l’émission d’ammoniac provenant des épandages d’engrais chimiques, les agriculteurs venant de préparer leurs semis de printemps.

 

Le cas parisien semble être à part. À l’échelle européenne, la pollution de l’air diminue logiquement proportionnellement avec la baisse des activités humaines. C’est ce qu’a pu détecter le satellite Copernicus Sentinel-5P au-dessus de l’Italie, plus spécifiquement en ce qui concerne les émissions de dioxyde d’azote, à raison d’environ 10% hebdomadaires au cours des quatre à cinq dernières semaines. Une vraie bonne chose pour notre santé et ce à deux titres. Premièrement, la mauvaise qualité de l’air tue. Elle est même plus meurtrière que l’alcool avec 48 000 morts dans la France entière en 2016. Ensuite parce que la pollution atmosphérique semble être un vecteur de propagation de la pandémie comme le met en exergue une étude italienne portée sur le nord du pays. En somme, les voitures ont bien raison de partir en vacances.

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