Pourquoi l’année 2020 a été celle de la « démobilité » ?
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Pourquoi l’année 2020 a été celle de la « démobilité » ?
Robin Ecoeur |  27/07/2021 09:48
Pourquoi l’année 2020 a été celle de la « démobilité » ?

Avec la crise sanitaire, les déplacements courts et le télétravail ont fait émerger un nouveau mot : la « démobilité ». Un néologisme qui ne va pas à l’encontre de la mobilité, mais qui s’inscrit dans une démarche environnementale afin de la repenser. Explications.

Limiter ses déplacements domicile-travail, se faire livrer ses courses ou encore marcher au lieu de prendre la voiture : comme vous le savez, la crise de la Covid-19 et les confinements successifs ont modifié nos usages. Pour Bruno Marzloff, sociologue et fondateur de la société de conseils Chronos, un terme explique cette tendance : la « démobilité ».

54% des personnes interrogées déclarent qu’elles seraient prêtes à continuer le travail à distance.

 Selon une enquête publiée par l’Observatoire des mobilités émergentes en janvier 2021, initiée par Chronos et une autre société de conseils (l’Obsoco), la crise sanitaire a eu un impact sur nos modes de déplacement. Le télétravail a réduit les allers-retours au travail, les confinements ont fait augmenter les livraisons à domicile et la peur du virus a favorisé la mobilité urbaine, c’est-à-dire le déploiement du vélo, de la trottinette, de la marche et, plus globalement, des modes de transport individuels. Par exemple, 25% des personnes interrogées pour l’étude ont affirmé qu’elles se déplaçaient davantage à pied. Le vélo est à la hausse, avec une augmentation de 21%. Les transports en commun (métro, bus, tram, etc.) ainsi que les taxis et le covoiturage ont connu une baisse. Il s’agit ici d’une « redistribution des usages » concernant les déplacements du quotidien, estime l’enquête. Un autre exemple : Blablacar a enregistré une baisse de 30% de son activité (50 millions de passagers en 2020 contre 71 millions en 2019).

Cette dynamique de « démobilité » n’est pas mal vécue par les Français. 54% des personnes interrogées ont d’ailleurs déclaré qu’elles seraient prêtes à continuer le travail à distance. Un usage qui s’est ancré dans nos quotidiens, tout comme les livraisons à domicile, souvent effectuées à vélo, et parfois avec des véhicules hybrides ou électriques. Que ce soit la limitation des déplacements, ou l’usage d’alternatives durables (vélo, transport en commun, marche, etc.), la « démobilité » rime aussi avec la réduction des émissions de CO2, et d’une certaine manière, avec une meilleure mobilité, plus respectueuse de la planète (même si l’usage de la voiture reste indispensable pour de nombreux Français).

Ce phénomène de « démobilité » était-il unique à 2020, ou pourra-t-il se poursuivre dans les années à venir ? Impossible de répondre à cette question. Mais certaines tendances semblent se confirmer, comme le télétravail, la livraison, l’envie de moins polluer ou encore le boom de la mobilité urbaine. Si un retour « à la vie d’avant » est possible, il est indéniable que la crise aura un impact sur nos déplacements et sur notre manière d’être mobile. Et démobile.

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