Pour traquer la pollution, ces femmes ont traversé 450 km de glaciers en ski
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Pour traquer la pollution, ces femmes ont traversé 450 km de glaciers en ski
Hilaire Picault |  14/05/2021 13:28
Pour traquer la pollution, ces femmes ont traversé 450 km de glaciers en ski

Une odyssée quotidienne de 15 kilomètres pendant 32 jours pour repérer l’impact de la pollution sur ces glaces éternelles.

Les Avengers de l’Arctique. Elles sont six, ce sont des expertes dans leur domaine universitaire et on les appelle les « Sentinelles du climat ». Ensemble, elles ont réalisé un exploit qui rebuterait nombre d’hommes : traverser en un mois le Svalbard, un archipel glacé situé au nord de l’Europe et à l’est du Groenland.

Repoussé pour cause de pandémie, le grand départ a eu lieu le 30 mars, et l’expédition a parcouru une route d’environ 450 kilomètres du Nord-Ouest à la pointe Sud. L’équipe internationale, constituée de trois glaciologues (dont les Françaises Heidi Sevestre et Dorothée), une géologue, une biogéochimiste et une chercheuse en éducation, bénéficiait des conseils d’une logisticienne à distance durant toute leur traversée du Svalbard.

15 km/jour en tirant 50 kg. Si elles ont pris l’avion pour rejoindre Spitzberg, l’île principale, elles ont refusé hélicoptères, jeeps et scooters sur place. Chaque jour, ski de fond aux pieds, elles tiraient leur pulka, un traîneau rempli pesant une cinquantaine de kilos, sur plus de 15 kilomètres. Après deux ans d’entraînement, elles ont traversé montagnes, plateaux enneigés et glaciers dans des températures pouvant atteindre -30° et dormi dans leur campement avec la lumière du jour perpétuel, pendant que l’une d’elles faisait des tours de garde pour maintenir les ours polaires à distance.

L’urgence n’attend pas. Les Climate Sentinels étaient parties faire des prélèvements de noir de carbone, un dépôt de pollution ayant atteint cette région qui n’en produit pas elle-même mais qui accélère la fonte des glaces. Arrivées à leur terme le 3 mai, les docteures ont ramené leurs conclusions et elles ne sont pas bonnes.

Comme résumait Heidi Sevestre aux Echos : « ici le changement climatique va deux à trois fois plus vite qu’ailleurs, tout en émettant justement le moins de pollution possible ». Les glaciers du Svalbard se mettent à fondre 100 fois plus rapidement que les autres, avançant d’une centaine de mètres dans l’eau par jour. C’est à la fois très mauvais pour le climat et contribuera à faire monter le niveau des océans. Mais les sentinelles l’affirment : il est encore temps d’agir si nous prenons conscience du danger.

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