Pour réduire le trafic, la mairie de Paris fait flamber le prix du stationnement
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
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Pour réduire le trafic, la mairie de Paris fait flamber le prix du stationnement
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LA REDACTION |  05/08/2021 09:36
Pour réduire le trafic, la mairie de Paris fait flamber le prix du stationnement

Dans le viseur de l'hôtel de ville d'Anne Hidalgo, les visiteurs trop habitués à entrer dans la ville lumière au volant d'une voiture thermique. Sont concernés le coût du stationnement à l'heure et les contraventions en cas de non paiement. Attention à la canicule sur les pare-brise.

Une addition salée. Avec la Covid-19 et les départs (compliqués) en vacances, la nouvelle est passée presque inaperçue en juillet, mais la mairie de Paris s’est fendue d’une mise à jour quant à sa politique sur le stationnement “intra-muros”. Les chiffres, eux, sont pourtant plus élevés que la météo estivale : à compter du 1er aout, les augmentations pour stationner oscillent entre 50% et 66% en fonction de l’arrondissement où vous avez choisi de garer votre véhicule.

Deux salles, deux ambiances. Du 1er au 11ème arrondissement, le stationnement dans les rues parisiennes augmente de 50%, passant ainsi de 4 à 6 € par heure. Du 12ème au 20ème arrondissement, ce sera désormais 4 € au lieu des 2,40 € habituels. Partout, le parking reste limité à 6 heures consécutives, faute de quoi les visiteurs s’exposent à une contravention. Dans les faits, l’objectif est donc de désengorger le centre-ville et les quartiers touristiques, mais sans épargner les quartiers dits plus populaires ; non pas forcément pour remplir les caisses de la municipalité, mais pour décourager quiconque de s’aventurer dans Paris alors que les solutions de mobilité douce n’ont jamais été aussi nombreuses.

Des bonnes nouvelles, quand même. Décriée par la plupart des médias spécialisés, l’annonce d’Anne Hidalgo s’avère pourtant moins punitive qu’il n’y paraît, puisqu’on apprend que ces sanctions s’accompagnent heureusement d’avantages. Premièrement, rien ne change pour les résidents parisiens : les tarifs à la journée ainsi que la carte annuelle restent inchangés. Quoi qu’il en soit, pas de quoi affoler les riverains : 65% des Parisiens n’ont pas de voiture, selon Sébastien Marrec (chercheur en aménagement et urbanisme à la Ville de Paris). “Aujourd’hui, 50 % de l’espace public est occupé par la voiture, alors qu’elle ne représente plus que 10 % des déplacements et génère beaucoup de pollution” explique-t-on du côté de la mairie. L’objectif : transformer la moitié des places de stationnement – soit environ 60 hectares – pour les consacrer à d’autres usages : agrandissement et aménagement des trottoirs, pistes cyclables, nature en ville, etc.

Si cette décision anime les réseaux sociaux (évidemment), elle ne devrait pas rencontrer de gros obstacles dans l’opinion. Et mieux que ça : elle permettra la création de 1000 nouvelles places de stationnement pour les personnes à mobilité réduite et qui devraient, à terme, devenir gratuites. On notera également que la réduction progressive des “parkings thermiques” sera compensée par l’installation de 2400 bornes de recharges dans les rues parisiennes, et de 6000 en sous-sol. En définitive, l’augmentation des tarifs à Paris, c’est un peu le verre à moitié plein, à moitié vide, selon qu’on est piéton ou automobiliste habitué au diesel. Une histoire vieille comme le mandat d’Anne Hidalgo, réélue pourtant sans difficultés en 2020.

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