Pour le PDG de la SNCF, "ce n'est pas le train qui est trop cher, c'est l'avion qui ne l'est pas assez"
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Pour le PDG de la SNCF, “ce n’est pas le train qui est trop cher, c’est l’avion qui ne l’est pas assez”
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LA REDACTION |  02/12/2021 16:08
Pour le PDG de la SNCF, "ce n'est pas le train qui est trop cher, c'est l'avion qui ne l'est pas assez"

Prononcée devant la commission du développement durable de l'Assemblée nationale, la déclaration du grand patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, a logiquement fait réagir. Mais pour autant, a-t-il vraiment tort ?

SNCF vs Air France. Depuis plusieurs années, et alors que grèves à répétition, mouvement des Gilets jaunes et autre pandémie bouleversent le trafic français, une guerre silencieuse oppose deux grands acteurs de la mobilité, à savoir le ferroviaire et l’aérien. D’un côté, une mobilité douce avec des trains en grande partie électrique, de l’autre, des avions carburant au kérosène et pratiquant le prix plancher afin de garantir une rentabilité par le remplissage maximum. Moralité, des différences notables en termes de prix qui, sur plusieurs axes (Paris-Montpellier, Lille-Marseille ou encore Paris-Biarritz, dixit L’Express) désavantagent la SNCF. Une injustice qu’a tenu à souligner Jean-Pierre Farandou, à la tête de la compagnie depuis 2019, devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale.

Ceux qui m’aiment prendront le train. “Ce n’est pas le train qui est trop cher, c’est l’avion qui ne l’est pas assez […] Est-ce qu’on impute au billet d’avion le coût de son impact carbone ou pas ? Moi, je ne comprends pas pourquoi les compagnies aériennes sont exemptées de toute taxe sur le kérosène”. Puis Farandou de rajouter, en bon gérant de son entreprise : “Moi, je paie des taxes. Sur mon énergie, sur son gasoile, je paie des taxes.” S’agit-il pour autant d’une concurrence déloyale de la part des compagnies aériennes ? Il est tentant de penser que oui, même si le secteur de l’aviation a considérablement perdu de sa superbe depuis le début de la pandémie. A contrario, la SNCF ne va pas si mal : 3 millions de billets ont été vendus pour les fêtes. De quoi faire oublier que la compagnie a perdu 3 milliards d’euros en 2020, Covid oblige.

Multiplier le réseau ferroviaire par deux. Derrière la déclaration choc de Farandou se dessine une stratégie long terme, et visant à accompagner les Français dans la mobilité de demain, alors même que le terme flygskam (la honte de prendre l’avion) s’est progressivement imposé dans les consciences. Pour cela, et outre l’envie d’imposer une taxe carbone significative dans les airs, la SNCF interpelle le gouvernement sur la nécessité d’investir massivement dans le renouvellement des voies. Et plus que ça, son extension. L’ambition affichée, c’est d’être en mesure, selon Farandou, de bénéficier d’un réseau 50% plus vaste d’ici 10 ans, autant pour accélérer les voyages des usagers que le transport de marchandises. Reste à savoir si, dans le même temps, les compagnies aériennes auront réussi leur transition verte en sortant de la politique agressive sur le prix des billets, aussi néfaste pour le secteur que pour l’écologie.

Mobilité douce SNCF

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