Pollution aérienne : le nombre de passagers va doubler d'ici 2040
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Pollution aérienne : le nombre de passagers va doubler d’ici 2040
Robin Ecoeur |  24/09/2019 18:14
Pollution aérienne : le nombre de passagers va doubler d'ici 2040

Au total, 4,3 milliards de personnes ont pris l'avion en 2018. À en croire les chiffres (918 millions de tonnes de CO2 rejetées dans l'atmosphère), c'est tout sauf une bonne nouvelle.

+ 32% d’augmentation en 5 ans. En 2018, 2,4% du total des émissions de CO2 dans l’atmosphère provenaient des avions. Or, cinq ans plus tard, les chiffres sont dans le rouge : selon une étude menée par l’International Council on Clean Transportation, les émissions de CO2 seraient passées dans le même temps de 624 millions de tonnes de CO2 à 918 millions en 2018, soit 32% d’augmentation.

L’autre problème de taille est que ce chiffre va doubler dans les vingt prochaines années. Un rapport de l’Association internationale du transport aérien (IATA) le prédit : il devrait y avoir 8,2 milliards de passagers en 2038, contre 4,3 milliards l’année dernière. En toute logique, le nombre d’avions va lui aussi doubler pour passer de 24 000 à 48 000.

La Chine leader. C’est en Asie que la croissance est la plus spectaculaire. La moitié du nombre total de nouveaux passagers serait issue de cette région de la planète. « La croissance dans ce marché est alimentée par une combinaison de facteurs, soit la forte croissance économique, l’amélioration des revenus des ménages et les profils de population et de démographie favorables », écrit le site Air-Journal. La preuve : la Chine est en passe de devenir le plus grand marché d’aviation au monde devant les États-Unis. L’Inde se placera rapidement à la troisième place et la Thaïlande devrait faire son entrée dans le top 10 d’ici 2030.

L’avion durable, c’est possible ? L’IATA n’est cependant pas totalement pessimiste quant à l’avenir. Cette croissance peut s’avérer bénéfique pour l’emploi par exemple, avec 100 millions de nouveaux jobs dans le monde en vingt ans. « D’abord, nous assistons à une redistribution géographique du trafic aérien mondial vers l’Est. Ensuite, nous prévoyons un impact négatif considérable sur la croissance et les bienfaits de l’aviation si des mesures protectionnistes rigoureuses et restrictives sont mises en place », a déclaré le PDG de l’Association, Alexandre de Juniac. En émettant 40 fois plus de CO2 que le train, la honte de polluer quand on se déplace en avion (aussi appelée Flygskam) est ici justifiée. L’une des issues est donc, pour les constructeurs, de tout mettre en œuvre pour parvenir à électrifier les engins au plus vite.

En France par exemple, la ministre des Transports Élisabeth Borne veut imposer le biocarburant sur tous les avions français. La Norvège impose légalement une part minimum de biocarburant dans les réservoirs des avions. Et cet aéronef australien peut voler avec de la moutarde. Il faudra juste en mettre moins dans vos assiettes.

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