Plus rapide et moins polluant que le bus, le téléphérique peut-il s'imposer en ville ?
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Plus rapide et moins polluant que le bus, le téléphérique peut-il s’imposer en ville ?
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LA REDACTION |  26/07/2021 16:27
Plus rapide et moins polluant que le bus, le téléphérique peut-il s'imposer en ville ?

Longtemps cantonné aux seules stations de ski, le téléphérique connaît depuis quelques années un regain d'intérêt dans plusieurs villes françaises. Alors, tendance de fond ou simple mode pour alpinistes urbains ? On fait le point en prenant logiquement un peu de hauteur.

Aller plus haut pour aller plus vite. Alors que trottinettes et vélos électriques en libre service semblent en passe de gagner leur combat urbain, il devient pour beaucoup invraisemblable de regoûter aux “joies” du bus, jugé archaïque, lent, voire de plus en plus inadapté aux nouveaux enjeux de la mobilité urbaine. Mais un concurrent venu du ciel pourrait bien, dans les prochaines années, faire de l’ombre à ces engins individuels : le téléphérique, un mode de déplacement qu’on pensait enterré depuis belle lurette et qui, surprise, revient en force depuis son arrivée à Brest en 2016.

Les avantages ? Ils sont somme toute assez nombreux. Un téléphérique (ou “remontée mécanique” munie de cabines de grande capacité permettant de relier plusieurs points distants) ne pollue pas (il est électrique), ne fait pas de bruit et, surtout, permet un gain de place au sol. Inutile de creuser de nouvelles stations de métro ou de réaménager les voies terrestres des centres-villes, déjà saturées. En résumé : c’est l’allié parfait du citadin à l’heure de la réduction des nuisances.

Et ce n’est donc certainement pas un hasard si l’Ile-de-France s’apprête à inaugurer son premier téléphérique, baptisé le “Câble A”, dans le Val-de-Marne. Celui-ci serait posé à Créteil et permettrait de parcourir 5 kilomètres en 17 minutes, permettant ainsi de rapprocher des points jusque là inaccessibles, car séparés par des habitations, des voies rapides ou zones commerciales. Avec un coût estimé à 125 millions d’euros, le “Câble A” pourrait bien donner des idées à d’autres agglomérations tant il permettrait de compléter les “hubs de mobilité” à disposition ; entendre par là ces zones d’échange où l’on peut passer d’un métro à une trottinette ou un vélo, en fonction de ses besoins ou de ses destinations. À terme, le téléphérique devrait faciliter le quotidien de 20 000 personnes, et contribuer à créer 6000 emplois. Pour l’heure, on ne connaît que la date de début des travaux : 2022.

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Télé-féérique. Si l’exemple du chantier de Créteil est probant, c’est parce qu’il s’appuie sur d’autres expériences réussies, comme Brest, où ce “bus du ciel” est à l’ouvrage depuis 2016. Avec des hauts et des bas, certes, mais assez d’avantages pour inspirer d’autres projets, à Lyon (pas avant 2025) et Toulouse notamment, où l’opérateur Tisseo a confirmé l’arrivée de Téléo, un téléphérique prêt pour la fin d’année 2021. À Grenoble enfin, la municipalité écolo a confirmé l’arrivée en 2024 d’un “métrocâble” pour 2024, presque un siècle après avoir été leader en la matière grâce aux premiers téléphériques urbains au monde, en 1934.

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Okay, et après ? Si les villes françaises, dans leur grand ensemble, regardent encore le téléphérique de haut (un comble !), des compagnies comme uSky réfléchissent déjà aux futures applications de ce métro aérien. La société biélorusse travaille actuellement sur un modèle 15 fois moins cher qu’un métro traditionnel, et capable de transporter 10 000 personnes par heure. “Le rez-de-chaussée est complètement saturé et les gens sont fatigués des embouteillages, les gens sont fatigués des émissions” explique Oleg Zaretskiy, PDG de uSky, et qui espère un début de commercialisation d’ici 2024. Autant de raisons de croire à une seconde vie pour ce téléphérique qu’on pensait vieux et fatigué, et qui permettraient notamment de modérer la course aux taxis volants qui ne réduira en rien les besoins en mobilité du grand public.

Sharjah's uSky transport technology - YouTube

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