Plus qu'une tour, Bogota a construit un poumon vert
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Plus qu’une tour, Bogota a construit un poumon vert
Joseph de Carme |  11.07.2017
Plus qu'une tour, Bogota a construit un poumon vert

Avec sa façade recouverte de 115 000 plantes, l’immeuble "Santalaia" à Bogota est le plus grand écosystème vertical du monde. La performance n’est pas qu’esthétique : l’édifice est aussi un moyen redoutable d’endiguer la pollution.

Un immeuble vivant. En se lançant dans la construction de l’immeuble Santalaia en plein centre de la capitale colombienne, le promoteur immobilier Groncol a eu la fine idée de solliciter « Paisajismo Urbano ». Cette équipe de passionnés s’évertue depuis une vingtaine d’années à créer des jardins verticaux et à habiller les immeubles de robes verdoyantes. Avec cette tour d’une dizaine d’étages, ils ont créé ensemble un chef-d’œuvre unique au monde, tapissé de 115 000 plantes issues d’une dizaine d’espèces colombiennes différentes. Toutes ont été cultivées localement et minutieusement insérées dans ce qu’il faut bien appeler un écosystème géant.

La construction s’est achevée en décembre 2015. Depuis, la végétation a trouvé sa place définitive. Les piliers végétaux de l’édifice sont nourris par un système hydroponique. Malin et ultra-économique, celui-ci utilise l’eau provenant des douches prises dans l’immeuble (après un retraitement).

Effacer la pollution carbonée. Ajouter des plantes à nos bâtiments n’est pas qu’un moyen de rendre la ville plus belle. Il s’agit d’une solution concrète pour lutter contre la pollution. D’après les estimations des équipes, le massif végétal permet d’effacer l’empreinte carbone d’environ 700 personnes. Il produit par ailleurs assez d’oxygène quotidiennement pour alimenter 3 000 âmes. Enfin, il absorbe l’équivalent des émissions de 745 voitures. Autrement dit, le Santalaia fonctionne comme un poumon vert de la cité. La multiplication d’immeubles comme celui-ci serait une solution durable pour endiguer les émissions de gaz à effets de serre, tout en solutionnant une partie du problème du retraitement des eaux usées dans les villes. Et puis c’est tout simplement hyper beau. Tout le monde est gagnant. Bref, nous aussi on veut des immeubles vivants, et fissa !

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