Un piège à brouillard pour irriguer le Maroc
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Un piège à brouillard pour irriguer le Maroc
Hilaire Picault |  09.05.2017
Un piège à brouillard pour irriguer le Maroc

Dans le désert au sud d’Agadir, une ONG a développé et installé une solution qui récupère l’eau des brouillards océaniques pour irriguer l’agriculture et rendre les populations locales autonomes.

La sécheresse est un frein évident au développement. Sans eau, ni agriculture, ni ombre, impossible de faire pousser quoi que ce soit. C’est le cas dans la région désertique qui s’étire au sud-ouest du Maroc, asséchée par la chaîne de montagne de l’Anti-Atlas qui bloque les précipitations et emprisonne la torride chaleur ambiante. Alors l’ONG Dar Si Hmad est venue y monter son système CloudFisher : le plus grand piège à brouillard du monde.

Cette structure, faite de larges filets, s’étend sur une surface de 500m² ; mis bout à bout, le dispositif CloudFisher représente 1,67 kilomètres de polymère noir tendus entre des mâts d’acier. Ces collecteurs captent entre 60 et 65 litres d’eau par jour et par mètre carré de piège.

CloudFisher abreuve à présent cinq villages en eau.”

Comme la rosée du matin. Les fréquentes brumes naissent entre l’océan Atlantique et le désert. En traversant ces maillages, la dense humidité s’accroche aux fibres, avant de couler jusque dans les collecteurs. Une fois recueillie, l’eau est conduite, par un système de pompes à énergie solaire, à différentes organisations bienfaitrices qui la redistribuent aux agriculteurs, associations et familles dans le besoin.

piege a brouillard Dar Si Hamad

Bien plus que de l’eau. CloudFisher abreuve à présent cinq villages. Selon les comptes de Dar Si Hmad, les habitants de la région passaient entre trois et quatre heures par jour à aller à la recherche d’eau potable ou utilisable. En fournissant de l’eau tous les jours, l’ONG libère ce temps pour d’autres activités plus profitables à la collectivité. Cette tâche étant en général reléguée aux femmes, le piège à brouillard leur permet de reprendre le chemin de l’école. Et si vous trouvez que ces géants de plastique amochent le paysage, dites-vous qu’ils éclaircissent en fait l’horizon de ceux qui vivent là-bas.

Dar Si Hamad

Aridité Eau Maroc sécheresse

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