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    Les péages en centre-ville bientôt autorisés par le gouvernement

    Comme à Londres ou à Milan, des péages pourront jaillir à l’entrée des grandes villes pour limiter les embouteillages et les pics de pollutions qui vont avec. Un projet de loi du gouvernement va les autoriser et cela vous coûtera 2,50 euros maximum.

    Insérez une pièce de 2 euros. Le projet de loi d’orientation des mobilités du ministère des Transports n’arrivera qu’en novembre, mais le site Contexte aurait eu un aperçu du texte définitif et on découvre parmi les propositions la levée d’une limite concernant les péages urbains. Jusqu’ici autorisés uniquement sous forme d’expérimentation dont la durée ne pouvait dépasser trois ans, ils pourraient bien devenir une constante, la future loi autorisant leur installation dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants.

    Le prix, d’après le texte, sera librement fixé par les autorités organisatrices de la mobilité – bien souvent une communauté de commune ou une agglomération, ou un syndicat comme IDF Mobilité à Paris. Toutefois, il ne devra pas dépasser 2,50 euros. Seules exceptions, les mégapoles de plus de 500 000 habitants qui pourront pousser jusqu’à 5 euros, ce qui ne concerne donc que Paris, Lyon et Marseille.

    Tu pollues, tu paies. Puisque, dans ce projet, la pollution est au centre de la cible, l’addition sera plus salée pour les camions qui pourront payer jusqu’à quatre fois plus cher. À l’inverse, un tarif réduit devrait être proposé aux automobilistes qui remplissent certaines conditions à définir. On pense en particulier aux véhicules à faible émission et aux résidents de zones éloignées venant travailler, mais aussi aux véhicules prioritaires (ambulances, transports en commun…). Cela dépendra de l’intention de l’autorité locale, à savoir éviter les pics de pollution ou limiter le trafic en centre-ville par exemple.

    Pour éviter de déplacer les congestions des villes à l’entrée des péages, la loi encourage les villes à opter pour des systèmes sans barrière, avec un paiement anticipé, sur un principe de vignette ou en s’inspirant des portiques autoroutiers comme celui testé en Moselle ou comme on en voit déjà à Londres.

    Dilemme à Paris : interdire ou faire payer ? Jusqu’ici opposée, la maire de Paris pourrait autoriser ces péages urbains si des compensations sont possibles, telles des réduction aux heures creuses, et la prise en charge de la gratuité des transports en commun par le Grand Paris. Puisque la région refuse d’envisager la gratuité, il faut s’attendre à voir la voiture bannie. À moins peut-être que Valérie Pécresse n’en profite pour inclure sa proposition de « péage positif », à savoir partir en décalé des heures de pointe pour entrer gratuitement en agglomération, voire recevoir des crédits récompensant son civisme anti-bouchon.

    Nul ne discute l’efficacité des péages urbains en tous cas. Expérimentés à Milan en 2008, le nombre de véhicules avait baissé de 15% puis de 30% les deux premières années, diminuant de 9% les émissions de dioxyde de carbone.

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