Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    L'INNOVATION S'EXPLORE AVEC

    Edité par

    L'INNOVATION S'EXPLORE AVEC

    Edité par

    Pau va accueillir le premier bus à hydrogène français

    Après les voitures et les vélos c’est donc au tour des transports en commun de passer à l’hydrogène, et ça se passera d’abord dans le sud-ouest. Mais que fait Paris ?

    Silencieux et écolo. François Bayrou peut être fier de son coup de tonnerre : sa ville de Pau sera la première en France à s’équiper. Cette flotte de huit bus, nommée « Fébus » (jeu de mot hommage au révéré Prince de Béarn) couvrira une nouvelle ligne de six kilomètres du nord au sud, reliant l’hôpital à la gare.

    Sur un nuage. Ils ont beau mesurer 18 mètres de long et transporter 120 personnes chacun, ces bus électriques sont parfaitement silencieux. Le constructeur – le Belge Van Hool – assure même qu’ils ont nettement moins de vibrations et une conduite bien plus souple et sans à-coups. Le confort parfait donc pour ses passagers ; pour un peu, les petites mamies lâcheraient la barre pour applaudir. Et il n’y a pas que sur les banquettes qu’on va apprécier : avec leur pile à hydrogène ces gros véhicules ne rejettent aucun gaz à effet de serre. Juste un voile de vapeur d’eau.

    Autonomie énergétique. L’avantage de la pile hydrogène c’est que le bus peut fabriquer son électricité à bord. Son autonomie est de 240 km ce qui est amplement suffisant pour un circuit urbain journalier, même en aller-retour sans pause. Et quand il faudra finalement faire le plein, la pile se recharge en quinze minutes seulement.

    « L’hydrogène, direz-vous, il ne pousse pas dans les jardins partagés ? » Certes, non. Là où le projet de Pau est champion, c’est que l’agglomération va pouvoir le produire elle-même en installant directement dans son dépôt de bus un électrolyseur conçu par GNVERT (une filiale d’Engie), qui exploitera les réseaux électriques et hydrauliques déjà en place, et même quelques panneaux solaires.

    En fabriquant seule son hydrogène et son électricité verte, l’agglomération compte sur une baisse de 70% de son budget énergétique dédié aux transports.

    Le service sera donc entièrement autonome et à tous points de vue cela va se chiffrer. Selon les calculs de GNVERT, ce sont 31 000 litres de gazole qui seront économisés par bus, donc un gain net de 70% sur les consommations d’ici 2030. D’un autre côté, l’enveloppe allouée à Fébus pèse tout de même 72 millions d’euros, dont 53 pour des aménagements urbains. N’empêche, le service ne sera ouvert qu’à l’automne 2019, mais on peut déjà se dire que le passage à l’hydrogène, ce ne sera pas que du vent.

    Vous aimerez aussi

    Portraits

    Utilisation des cookies

    Découvrez comment fonctionnent les cookies et comment changer vos paramètres. Si vous continuez à utiliser notre site sans changer vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies sur notre site.

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.