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    Le patron d’Amazon veut créer des colonies spatiales transportant 1000 milliards d’humains

    Le script du prochain « Star Trek » ? Un délire futuriste tombé des étagères de Stanley Kubrick ? La nouvelle idée de Jeff Bezos, c’est un peu tout ça. Et le projet a déjà un nom : O’Neill.

    Les jolies colonies de vacances. L’histoire à découvrir ci-dessous n’a rien à voir avec la chanson de Pierre Perret et pourtant, ça se termine un peu pareil. Tout débute à la fin des années 1960 quand le jeune Jeff Bezos découvre fasciné, à l’âge de 5 ans, la série Star Trek. Scotché devant l’écran par les aventures du capitaine Kirk et Spock, l’Américain se jure d’un jour réussir à révolutionner la conquête spatiale.

    Entre temps, il a créé la plus grande bibliothèque du monde (Amazon), est devenu l’homme le plus riche de la planète (grâce à des milliers de brevets et AWS, la filiale cloud d’Amazon) et a finalement développé, grâce aux milliards entassés dus à l’e-commerce, son grand rêve bleu. Nom de mission : Blue Origin, son autre société consacrée à l’espace. Fin du chapitre 1, attachez vos ceintures.

    Quitter la Terre avant qu’il ne soit trop tard. Avec Blue Origin, société fondée au début des années 2000, Bezos voit grand : l’humanité étant condamnée sur Terre (pollution, réchauffement climatique, pénurie des ressources) c’est selon lui l’espace qu’il faut désormais coloniser. Ses fusées réutilisables New Glenn s’y attellent déjà en partenariat avec l’armée américaine (un contrat de 500 millions de dollars a été signé en 2018) et c’est la Lune que l’entrepreneur fou vise : Blue Moon, son nouveau prototype d’alunisseur, prévoit un retour sur notre satellite pour 2024. L’objectif n’y serait pas d’y replanter un drapeau, mais d’établir une base permanente qui permettrait à la fois d’exploiter les ressources lunaires, mais aussi de constituer une sorte de quai de transit vers l’espace. C’est ici que l’histoire devient encore plus dingue.

    De gigantesques arches de Noé à l’horizon. Lors d’une interview accordée au journal anglais du Guardian, le 9 mai dernier, Bezos s’est envolé encore plus loin, plus haut. Il rêve maintenant de colonies spatiales pouvant héberger 1000 milliards d’êtres humains en mouvement dans la galaxie. Portée par cette mobilité en apesanteur, nos descendants n’auraient plus à se soucier des manques de ressources naturelles puisqu’il « suffirait » de naviguer d’une planète à une autre. Fou ? Impossible ? Certes. Mais pas forcément quand vous êtes l’homme le plus riche de la planète Terre.


    Quelques schémas permettent de se faire une idée du look de ces colonies spatiales. Finalement pas si éloignées que ça des films de SF (Interstellar de Christopher Nolan par exemple), ces dernières seraient conçues comme des modèles réduits de notre vieille planète, avec des zones agricoles, des montagnes, des villages ; un peu comme les modèles de bateaux construits dans des bouteilles, mais à la sauce Star Trek. « Je veux que nous puissions imaginer des environnements idéaux, sans limite. Pas de pluie, pas de tremblement de terre, a declaré Bezos, nous n’aurions plus besoin de planète. »

    Ce jour-là n’est pas encore arrivé – Bezos explique que la technologie de ces capsules n’existe pas encore – mais Blue Origin pourrait tout de même aller plus vite que prévu. À moins que ce ne soit son adversaire Elon Musk qui le double dans le dernier virage spatial : lui a prévu d’atterrir sur Mars dans la prochaine décennie.

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