Pas trop tôt : les taxis de SeaBubbles pourraient voler sur la Seine dès 2020
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
Detour
Pas trop tôt : les taxis de SeaBubbles pourraient voler sur la Seine dès 2020
Robin Ecoeur |  16.09.2019
Pas trop tôt : les taxis de SeaBubbles pourraient voler sur la Seine dès 2020

Après des mois de flottement et un bras de fer avec l'administration française, un nouveau test de quatre jours débute ce lundi 16 septembre pour les taxis volants d'Alain Thébault. Et si les SeaBubbles étaient le moyen de transport urbain de 2020 ?

Les SeaBubbles ont la voie libre. Deux ans après les premiers lancements, Paris semble enfin prête à accueillir ces bateaux taxis six places propulsés par l’énergie électrique. La ville en fait même une priorité pour « faciliter les déplacements des Franciliens » et « lutter contre la pollution ».

Un retournement de situation puisque depuis 2017, la startup bataille avec l’administration française pour avoir le droit de faire naviguer ses bateaux sur la Seine. L’ancien skipper Alain Thébault avait d’ailleurs raconté au journal Le Monde ses déboires : « Il faut en France des mois simplement pour réunir tous les acteurs, quand la Suisse ou Dubaï proposent des réponses opérationnelles immédiates. » Il parlait même d’un climat général qui restait peu favorable à la prise de risque et aux entrepreneurs. L’entreprise s’était donc tournée vers l’Amérique (à Miami plus précisément) pour tenter de trouver des investisseurs étrangers plus conciliants. Paris aura mis le temps, mais il semblerait que les SeaBubbles soient (enfin) devenus une priorité importante pour la mobilité de demain.

Le préfet de région Michel Cadot a accordé à la startup l’autorisation d’un test de quatre jours sur la Seine, annonce un communiqué. Un bateau pourra naviguer, avec des passagers, entre 8 heures et 10 heures le matin et entre 15 heures et 17 heures l’après-midi d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) à Bercy. L’engin est également autorisé à fendre les airs à une vitesse de 30 km/h alors que la vitesse maximale est normalement de 18 km/h (selon le type de bateaux).

Zéro sur toute la ligne. Si ce test se révèle concluant, alors les SeaBubbles pourraient, selon le préfet, être déployés au printemps 2020. « L’ensemble des signaux semble passer au vert pour un début d’opération commerciale de nos Bubble Taxis dès le premier trimestre 2020. Nous confirmons ainsi l’ambition de SeaBubbles de replacer la Seine au centre de la mobilité francilienne en respectant le principe zéro bruit, zéro vague, zéro émission de CO2 », avance la startup dans un communiqué. Un projet écologique qui, sur le papier, pourrait réduire les bouchons et le nombre de personnes dans les transports.

On rentre en taxi-volant ? L’entreprise a même trouvé un accord avec Paris Expérience Group, propriétaire de plusieurs ports et bateaux sur la Seine. Cependant, aucune information n’a été donnée concernant les prix, les abonnements et le fonctionnement éventuel de ces taxis volants. Avec six places par bateau, les rames de métro resteront bondées aux heures de pointes. Mais à terme, il faudra voir comment s’organise les ports, combien de bateaux pourront être déployés en même temps sur la Seine et le gain temps de ce mode de transport. Ne reste plus qu’à convaincre les Franciliens de troquer leur pass Navigo. 

Paris Seabubbles Seine taxis

VOUS AIMEREZ AUSSI
Qui sommes-nous?

Qui sommes-nous?

Une rédac curieuse et avide de vous faire découvrir la mobilité sous un autre jour

voir la page
Newsletter

Newsletter

Chaque semaine, 1 minute pour vous faire découvrir le meilleur de la mobilité

Contact

Contact

Envoyez-nous vos projets, idées, remarques ou juste un bisou

nous ecrire