
La ville de Paris a ouvert une commission pour déterminer l’avenir du Périph’. A terme, il pourrait être aménagé en voie cyclable, en coulée verte, ou juste rasé.
Enquêtes. Vous avez aimé le feuilleton des voies sur berge ? Vous allez adorer la série du périphérique… Les Forum métropolitain du Grand Paris (FMGP), qui réunit différentes collectivités territoriales, a lancé au printemps une consultation sur l’avenir de ses « autoroutes, du boulevard périphérique, et des voies rapides ». Réflexion qui vient d’être appuyée par la ville de Paris avec la création d’une mission d’information et d’évaluation nommée « Le périphérique, quelles perspectives de changements ? ».
35 km de béton fumant. L’ancien conseiller de François Hollande, Gaspard Gantzer, a une idée : le détruire. Le FMGP ne va pas si loin, réclamant d’évaluer les évolutions possibles d’ici 2030 et 2050 tandis qu’Anne Hidalgo souligne que « cette autoroute urbaine a peu évolué depuis sa création, il y a plus de 40 ans ». Il faut reconnaître qu’en condensant chaque jour 1,2 million de véhicules, on ne peut qu’améliorer l’impact environnemental du périph’, tant sur le plan pollution sonore et atmosphérique que côté mobilité.
Cette autoroute déguisée en boulevard représente 40 % du trafic routier parisien. Un impact environnemental qui se pose là.
En l’état, l’axe est continuellement saturé, malgré une récente baisse de fréquentation selon la ville de Paris et constitue « une fracture entre Paris et les communes limitrophes ». Les experts qui se pencheront donc sur le projet devront trouver par quoi remplacer ce boulevard encore classé au registre des autoroutes. En regardant les exemples dans le monde entier, ils n’auront que l’embarras du choix.
Ils l’ont fait. En 1974, Portland a détruit la voie rapide qui longeait sa rivière pour en faire un grand parc. Les études démontrent qu’il n’y eut pas plus de bouchons après et la base de loisirs a revitalisé l’activité du centre-ville. Sur le même modèle, San Francisco a replacé l’Embarcadero Freeway dès 1991 par des kilomètres de promenades, voies de bus et pistes cyclables.
Plus proche de nous, le Rio Madrid a transformé les voies de l’autoroute M-30 en 120 hectares de parcs, pour le plus grand bonheur des promeneurs, skateurs et enfants (on dénombre 17 parcs de jeu!). Il y a même une plage.
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Adieu périphérique ? Pas forcément. La première étape sera sans doute de déclasser cette autoroute pour qu’elle redevienne aménageable à loisir, comme Lyon l’a fait avec l’A6. Ensuite, pourquoi pas réserver une voie pour les covoiturages ou des transports en commun. Tous les scénarios sont possibles. Les résultats de la consultation du FMGP seront présentés en mars 2019, sous forme d’une grande exposition. Cela laisse du temps pour regarder les exemples autour de nous.
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