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    Panique à Düsseldorf envahie par les Pokémons

    La ville demande à Niantic de retirer des bestioles de son centre

    Düsseldorf n’en peut plus. Trop de Pokémons ont fini par semer le chaos dans cette ville allemande qui s’était pourtant déclarée “poképhile” cet été. L’’idylle n’a pas duré.

    L’histoire débute en juillet. Pokémon Go s’empare de la planète et Düsseldorf n’échappe évidemment pas à la pokémania, qui dépasse d’un cran la folie parisienne : “Düsseldorf respirait et vivait pour Pokémon”, insiste Elias, un étudiant français de 23 ans installé outre-Rhin durant l’été. Les premiers à flairer le bon filo“Düsseldorf respirait et vivait pour Pokémon”, insiste Elias, un étudiant français de 23 ans installé outre-Rhin durant l’été. Les premiers à flairer le bon filon sont les commerces :

    “Plusieurs magasins se sont mis à faire des réductions selon notre niveau dans le jeu. On avait des boissons gratuites au Starbucks, des cookies offerts au Subway… Une fois, j’ai vu un café afficher une pancarte “Un Ronflex est à l’intérieur”…”

    Les commerçants se mettent à acheter en masse des leurres – ces modules qui permettent d’attirer des Pokémons – pour en placer autour de leur établissement et attirer le client-dresseur. Car la meilleure chasse du monde se passe assis en terrasse avec un café, quand les petits monstres viennent se rendre d’eux -mêmes aux chasseurs bien sûr !

    Ville autoproclamée poképhile

    La municipalité vient alors ajouter son grain de sel et se déclare “l’amie des Pokémons”. Une drôle de position quand on sait que les débordements se multiplient dans la ville. Les joueurs, comme un peu partout autour du globe, se trouvent être plutôt… étourdis lorsqu’ils utilisent l’app. Ils oublient les feux rouges, courent partout pour attraper des pokémons et, parfois, s’accaparent l’espace public. C’est ce qui est arrivé sur le fameux pont de Girardetbrücke, en haut de la Königsallee. Ce mercredi 24 août, sous un soleil de plomb et 32°, ils sont plus d’une ceKönigsallee. Ce mercredi 24 août, sous un soleil de plomb et 32°, ils sont plus d’une centaine à occuper le pont avec leurs chaises de camping, leurs enceintes, leurs bouteilles de jus de pomme pétillant et même leurs chichas pour certains ! Les joueurs sont assis partout : sur les bancs qui longent les barrières, sur le trottoir, par terre, et même en plein milieu de la rue.

    “Fin juillet, la municipalité a déclaré la zone piétonne”, renseigne Isabell, une joueuse de 28 ans habituée du Girardetbrücke. Pendant l’été, elle y est venue presque tous les jours. Elle ajoute : “La ville a également installé des bancs supplémentaires,“La ville a également installé des bancs supplémentaires, deux toilettes et des grandes poubelles”. “L’Allemagne a une culture du compromis, analyse Alice, étudiante française de passage pour un stage. Ils se sont surement dit qu’ils ne pourraient pas interdire le jeu, alors ils ont décidé de l’encadrer.” “L’Allemagne a une culture du compromis, analyse Alice, étudiante française de passage pour un stage. Ils se sont surement dit qu’ils ne pourraient pas interdire le jeu, alors ils ont décidé de l’encadrer.” Ils se sont surement dit qu’ils ne pourraient pas interdire le jeu, alors ils ont décidé de l’encadrer.”

    Et effectivement, quand Détours s’y rend, mi août, le pont est plutôt calme, malgré le monde. Les dresseurs, yeux fixés sur leur portables, sont respectueux des lieux, jettent leurs ordures, restent à leur place sur le pont. Isabell, blonde platine menue et tout de rose vêtue, n’y va pas par quatre chemins : “C’est grâce à notre Bürgermeister Pokém“C’est grâce à notre Bürgermeister Pokémon [notre maire pokémon, ndlr], Mike”. Le jeune homme, instituteur dans la vie, a négocié pour la communauté ces traitements de faveur. “Je suis le porte-parole, je fais le lien avec la mairie”, explique l’intéressé, tablette en main pour gérer aussi la page Facebook dédiée à Pokémon à Düsseldorf. Il joue également le gendarme, fait en sorte que le calme règne et qu’aucune bouteillMike”. Le jeune homme, instituteur dans la vie, a négocié pour la communauté ces traitements de faveur. “Je suis le porte-parole, je fais le lien avec la mairie”, explique l’intéressé, tablette en main pour gérer aussi la page Facebook dédiée à Pokémon à Düsseldorf. Il joue également le gendarme, fait en sorte que le calme règne et qu’aucune bouteille d’alcool ne traîne dans le coin : “C’est bon enfant, nous ne voulons que jouer.” “Je suis le porte-parole, je fais le lien avec la mairie”, explique l’intéressé, tablette en main pour gérer aussi la page Facebook dédiée à Pokémon à Düsseldorf. Il joue également le gendarme, fait en sorte que le calme règne et qu’aucune bouteille d’alcool ne traîne dans le coin : “C’est bon enfant, nous ne voulons que jouer.” page Facebook dédiée à Pokémon à Düsseldorf. Il joue également le gendarme, fait en sorte que le calme règne et qu’aucune bouteille d’alcool ne traîne dans le coin : “C’est bon enfant, nous ne voulons que jouer.” “C’est bon enfant, nous ne voulons que jouer.”

    Un amour d’été

    Mais la fête a assez duré pour la municipalité, qui pariait sur un essoufflement des passions avec la fin de l’été. Loupé ! Rien n’y fait et surtout pas le temps. Le maire de Düsseldorf – le vrai – Thomas Geisel se voit désormais sommé d’agir par les riverains tandis que les plaintes se multiplient. Selon le RP Online, journal local, “les habitants et les passants se plaignent des nuages de marijuana et de la musique”. Ces derniers ont également signalé des groupes “aux propos borderlines”. “Des casseurs qui viennent pour nous causer des problèmes. Pour eux nous sommes des geeks, des nerds, ils ne nous aiment pas…”, raconte Isabell, qui assure que“les habitants et les passants se plaignent des nuages de marijuana et de la musique”. Ces derniers ont également signalé des groupes “aux propos borderlines”. “Des casseurs qui viennent pour nous causer des problèmes. Pour eux nous sommes des geeks, des nerds, ils ne nous aiment pas…”, raconte Isabell, qui assure que la tenue des joueurs est exemplaire.“aux propos borderlines”. “Des casseurs qui viennent pour nous causer des problèmes. Pour eux nous sommes des geeks, des nerds, ils ne nous aiment pas…”, raconte Isabell, qui assure que la tenue des joueurs est exemplaire.“Des casseurs qui viennent pour nous causer des problèmes. Pour eux nous sommes des geeks, des nerds, ils ne nous aiment pas…”, raconte Isabell, qui assure que la tenue des joueurs est exemplaire.

    Selon la chasseuse de Pokémons, les riverains ne sont pas les seuls à râler : “Les grandes marques n’apprécient pas notre présence. On ne coïncide pas vraiment avec le standing et le prestige de la rue”. La jeune femme fait référence aux enseignes de luxe du boulevard. Juste en face du Girardetbrücke, se trouvent les magasins Dior, Prada, Hermès et Versace.

    Mais la plus grande peur de la mairie reste… la rentrée des classes ! Plusieurs écoles sont situées autour de la Kö, comme l’appellent les Allemands. Et le maire redoute qu’à la sortie des cours, les jeunes fans de Pokémons se précipitent tous vers le pont. Pas sûr que les autorités sachent gérer un tel afflux et l’inattention des enfants lorsqu’ils ont le jeu en main. Depuis le 25 août, date de rentrée des écoliers, Thomas Geisel a donc mis fin aux avantages des joueurs : le pont est de nouveau accessible aux voitures, les bancs, poubelles et toilettes ont été retirés. Et il a prévenu que la police serait intransigeante – oui, encore plus qu’à l’habitude – avec ceux qui ne respecteraient pas les feux rouges !

    Le maire a même envoyé un lettre à Niantic, entreprise à l’origine de Pokémon Go, pour demander la suppression de trois des quatre pokéstops du Girardetbrücke, histoire de diminuer le nombre de petits monstres et de calmer les ardeurs des joueurs. La firme américaine n’a pas encore daigné répondre.

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