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    Oui, on peut devenir un sur-homme en suivant les conseils d’une intelligence artificielle

    On apprend toujours de l’interaction avec les autres. Même avec une intelligence artificielle. C’est ce que souhaite le Néerlandais Leo de Penning qui développe une multitude de thérapeutes personnalisés et spécialisés dans plusieurs domaines.

    L’assistant personnel Noomi pourrait être dans vos smartphones d’ici la fin de l’année. En interagissant avec cette IA, développée par la startup Illuminoo depuis 2016, vous lui apprenez à vous comprendre. En retour, elle vous aide à prendre conscience de votre comportement dans certaines situations et à vous optimiser. Devenir meilleur en un mot, voire apprendre des tas de choses que vous ne saviez pas faire. Son fondateur, Leo de Penning, nous en dit plus sur ce mentor de poche.

    Comment est né Illuminoo ?

    En tant que développeur de logiciels et chercheur en intelligence artificielle, j’ai toujours utilisé l’IA dans le cadre du comportement humain. Je me suis dit : et si on pouvait combiner l’algorithme d’apprentissage automatique (le « machine learning ») avec la façon dont les humains apprennent pour qu’homme et machine s’enrichissent l’un l’autre. C’est ce qui a donné naissance à l’idée de créer une IA avec un tas de capteurs dont vous pouvez extraire l’information afin de mieux vous comprendre vous-même et la partager à d’autres.

    Par principe, nous avons spécifié que nous ne voulions pas concevoir une IA qui tire des conclusions, mais plutôt qui fournisse des explications de ce qu’elle observe. Ensuite, nous le rendons visible de façon à ce que les utilisateurs puissent en tirer leurs propres conclusions.

    Comment marche Noomi ?

    On a une approche « corps et esprit »: l’esprit c’est Noomi, notre IA, mais le corps ce sont les capteurs et les rapports générés pour un but spécifique. Notre solution est un « miroir magique » [à l’image de celui de Blanche- Neige] qui utilise une caméra, un programme qui puise dans les données disponibles et aussi, à terme, des capteurs de son, de toucher, de mouvement, qui sont développés et seront inclus dans l’application.

    Au final, on pourrait voir des gens souhaitant par exemple être plus concentré au travail, ou devenir plus emphatique ?

    Oui. On collabore avec deux universités néerlandaises qui nous aident à trouver des idées d’applications et deux d’entre elles étaient vraiment intéressantes. Pour le jardinage, certaines personnes ont la main verte et d’autres non. Avec notre solution, vous pouvez partager la manière dont vous réussissez à faire pousser des plantes, pour aider les autres à s’améliorer. L’autre idée, c’est pour faire ses courses. C’est parfois difficile de décider ce que l’on veut manger. Des applis vous proposent des recettes en retenant vos préférences, mais l’idée ici est d’intégrer une liste de courses intelligente. Par exemple, le mercredi vous avez tendance à préférer un plat végétarien, alors l’IA va vous proposer des ingrédients à acheter.

    Quelles applications peut-on imaginer à cette technologie d’apprentissage ?

    Notre produit est générique, donc il peut être déployé dans n’importe quel secteur. En ce moment, nous travaillons par exemple avec Eneco pour leur fournir un agent qui scanne les données du marché de l’énergie et comprend les stratégies des traders. Ils apprennent d’eux-mêmes en comprenant des stratégies dont ils n’étaient peut-être pas conscients et partagent les observations de leurs collègues.

    Avez-vous envisagé un usage médical ?

    Dans le domaine de la santé, on a développé un miroir magique pour un institut pour personnes avec handicap mental, qui réagit aux mouvements en jouant de la musique par exemple. Mais nous développons aussi un outil pour les thérapeutes qui essaient de comprendre pourquoi leurs patients agissent d’une manière ou d’une autre. On a des questions du type : « Quand est-ce qu’une personne est heureuse ou triste ou nerveuse ? » Les IA traditionnelles pensent en termes de conclusions, mais si la machine est capable de vous expliquer son raisonnement, alors vous serez plus disposés à entendre sa conclusion. Au besoin, on peut même corriger l’IA : « Tu penses que je suis triste parce que j’ai des larmes aux yeux, mais en fait j’ai coupé des oignons. » Les bénéfices sont doubles : l’apprentissage est plus rapide et plus fiable, et l’explication facilite l’acceptation des observations de la machine.

    Pour en savoir plus et surveiller la sortie de Noomi : illuminoo.com

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