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    Oui, un jour nous aurons des enfants avec des robots

    Il faut s’y faire : les rapports sexuels entre humains et robots sont une tendance en plein essor. Et selon le Dr. David Levy, auteur de l’ouvrage « Love and Sex With Robots », l’Homme et l’androïde finiront tôt ou tard par avoir des enfants.

    Just married. David Levy est une figure dans le domaine de l’intelligence artificielle. Selon cet expert, d’ici un siècle, les écoles accueilleront des bébés issus d’unions inter-espèces, d’un papa humain et d’une maman robot — ou l’inverse. Aussi saugrenue que soit cette idée, le Dr. Levy ne la sort pas de nulle part : il s’est notamment appuyé sur une étude menée par l’université de l’Ohio. Grâce à la nanotechnologie, les chercheurs ont créé un fragment capable de transférer le code génétique aux cellules de la peau. En d’autres termes, cela pourrait permettre in fine aux docteurs de créer manuellement des spermatozoïdes humains à partir de la manipulation génétique.

    Cela rendrait alors éventuellement possible la procréation entre humains et robots et marquerait la naissance d’une espèce hybride. Si cela peut aujourd’hui effrayer, ce ne serait que temporaire : « D’ici 2050, il sera possible de se marier avec des robots sexuels. Ils auront la capacité de tomber amoureux d’un humain, de se rendre romantiques, attrayants et sexuellement désirables », affirmait le Dr. Levy, en décembre 2016, lors d’un congrès. Et les constructeurs font tout pour.

    Mombot. Cette brune au regard vitreux et aux lèvres pulpeuses, c’est Samantha. C’est un robot sexuel, l’un des plus sophistiqués du marché. Elle est capable de discuter, d’exprimer du désir et de l’excitation. Depuis peu, ses créateurs l’ont équipée d’une nouvelle fonctionnalité : le « mode familial ». Ce dernier lui permet de communiquer (avec une verve volontairement niaise et naïve) convenablement avec des bambins de 3 à 5 ans.

    Et pour Arran Lee Squire, son papa, c’est tout à fait normal. « Je pense que le monde est en train de changer. L’intelligence artificielle pose effectivement de nouvelles questions éthiques mais il ouvre aussi la porte à de nouvelles pratiques », expliquait-il.

    Parlons éthique, tiens. Si Arran évoque lui-même le sujet, ce n’est pas anodin. La Foundation for Responsible Robotics, organisme chargé de réguler l’usage des androïdes, alertait le 5 juillet dernier le monde quant à la recrudescence des ventes de robots sexuels. « Pour l’instant, cela fait ricaner les gens. Mais ces entreprises en vendent déjà beaucoup, et nous allons en voir de plus en plus. Nous devons réfléchir à la façon dont nos sociétés veulent réagir à l’arrivée de ces robots », faisait savoir le Pr. Noel Sharkey. Et ça urge.

    Car de fait, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne et aux Pays-Bas, quasiment deux tiers des hommes sont en faveur d’une utilisation des robots sexuels, épaulés par 30% des femmes. Il s’agirait alors d’en évaluer l’impact, les risques et surtout d’expliquer le mode d’emploi…

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